— Publié le 21 janvier 2026

L'expérience des athlètes, « le premier élément pour mesurer le succès des Jeux »

Milan-Cortina 2026 Focus

Les Jeux olympiques de Milan-Cortina s’ouvriront dans deux semaines, le 6 décembre. Un moment majeur dans le mandat de Kirsty Coventry, qui a pris les commandes du CIO en juin dernier. La Zimbabwéenne a longuement parlé de ses attentes à l’égard de ces Jeux mercredi lors d’une table ronde avec la presse internationale.

Un mot d’ordre : la confiance

La présidente du CIO a affiché son enthousiasme à l’approche de l’événement, en mettant l’accent sur « les sites magnifiques » qui accueilleront les épreuves. « Nous avons vu de très bons tests events », a-t-elle déclaré, une allusion évidente à la patinoire Santagiulia, où les travaux se poursuivent pour pouvoir accueillir les hockeyeurs, les spectateurs et les médias dans les meilleures conditions.

Christophe Dubi, directeur exécutif des Jeux olympiques au sein du CIO, était justement sur place mardi. « Quand vous arrivez à l’extérieur, c’est une arène magnifique, spectaculaire, se félicite-t-il. Maintenant, comme pour la piste de glisse (à Cortina), il reste du travail. C’est un projet complexe, qui a commencé avec du retard, mais 1.600 ouvriers sont sur place chaque jour. Nous sommes confiants, le test event a donné des garanties sur la qualité de la glace. La moitié des vestiaires sont prêts, le reste le sera d’ici quelques jours. Il n’y aura pas de problème pour le début de la compétition. »

Une confiance d’autant plus grande que Christophe Dubi s’est rendu sur plusieurs autres sites de compétitions ces derniers jours, et qu’il en a pris plein les yeux. « Avez-vous déjà réalisé à quel point votre pays est fantastique ?, a-t-il lancé en s’adressant aux journalistes italiens. J’étais à Livigno, c’est époustouflant. Je suis très excité. C’est la première fois en vingt ans que nous revenons dans les Alpes et nous pouvons être enthousiastes. »

« Trouver un équilibre entre la durabilité et l’expérience »

L’un des enjeux de cette édition sera l’évaluation du nouveau modèle des Jeux, plus étalés, pour s’appuyer sur un maximum d’infrastructures déjà existantes. « Nous devons trouver un équilibre entre la durabilité et l’expérience, explique Coventry. Je pense que nous avons pris la bonne décision avec un modèle de Jeux plus dispersés. Nous avons moins de nouveaux sites, nous avons des sites que les athlètes connaissent et qui ont fait leurs preuves… C’est vrai que cela ajoute de la complexité pour les médias, le CIO, les CNO, etc. Nous pourrons apprendre de Milan-Cortina, regarder les choses et faire le bilan. Nous devrons avoir des discussions. Il n’y a pas de réponse simple. Oui, ce modèle est plus durable, mais cela ajoute de la complexité. Nous essayons des choses, nous verrons si elles marchent et si besoin nous pourrons nous ajuster la prochaine fois. »

« Pour moi, le premier élément qui permettra de mesurer le succès des Jeux, c’est l’expérience et cela commence toujours par les athlètes », embraye Christophe Dubi. Le Français est optimiste à ce sujet, puisqu’il y aura « une sorte de Parc des champions partout », de manière à célébrer les athlètes, et que ces derniers auront aussi la possibilité de participer à la cérémonie d’ouverture, même depuis Livigno, Cortina ou Predazzo. « J’ai dîné avec Marco Balich, il m’a donné des frissons en me présentant la cérémonie », confie-t-il, soulignant aussi « les efforts du comité d’organisation » pour mettre les athlètes dans les meilleures conditions.

Et maintenant ? Kirsty Coventry, qui s’exprimait depuis Lausanne, arrivera à Milan dès lundi. Elle participera à la commission exécutive du CIO le 31 janvier et le 1er février. Elle enchaînera avec l’inauguration de la fresque de la Trêve olympique sur la place du village des athlètes, puis la 145e Session du CIO, qui s’ouvrira le 2 février au Teatro alla Scala. Le processus « Fit for the Future », les activités des comités d’organisation et l’amendement de la Charte olympique seront notamment à l’ordre du jour.