La lumière au bout du tunnel. La patinoire Santagiulia a accueilli ses premiers matchs officiels, ce week-end, à Milan. Un test event attendu de longue date, à moins d’un mois des Jeux olympiques. Pendant trois jours, de vendredi à dimanche, les meilleures équipes italiennes ont ferraillé sur la glace, avec deux titres en jeu : le championnat d’Italie ainsi que la coupe nationale. Retour sur cette répétition générale, forcément scrutée de près.
Sept matchs et des milliers de spectateurs
Le retard pris dans l’avancement des travaux a fait naître l’inquiétude. Tant chez la Fédération internationale (IIHF) que chez la NHL, qui demandait des garanties pour laisser ses stars participer à ces Jeux. Le week-end passé a permis de dissiper une partie des doutes. Les matchs se sont enchaînés, sans problème particulier à signaler : une rencontre vendredi, trois samedi et trois autres dimanche. Un trou est apparu dans la glace lors du match joué vendredi soir, mais rien d’anormal. « C’était un petit trou et ça s’est réglé en cinq minutes », assure le hockeyeur de Kaltern/Caldaro, Florian Wieser, sur X.
Le public a aussi pu se familiariser avec le lieu. Les places étaient en vente à des prix attractifs, entre deux et douze euros. Quelque 5.000 spectateurs étaient dans les gradins vendredi soir. Les points de restauration ne sont pas encore tous opérationnels, mais les feux sont passés au vert au niveau de l’accessibilité, un enjeu majeur puisque l’arène est située loin du centre-ville, près de l’aéroport Linate, au sud-est de Milan. Une ligne de tramway et cinq lignes de bus permettaient d’accéder au site. Des navettes desservant la patinoire étaient également en service depuis la station Rogoredo, avec des départs toutes les six minutes en direction de Santagiulia et toutes les quatre minutes dans le sens inverse.
« La glace sera parfaite »
À l’évidence, les ouvriers ont encore une longue liste de choses à faire, en témoigne la photo publiée jeudi soir par Florian Wieser dans les « vestiaires ». Le hockeyeur s’est cependant montré convaincu par les conditions de jeu. « La glace était-elle parfaite ? Non, mais nous nous attendions à bien pire et la glace n’a pas eu d’incidence négative sur le jeu. J’ai eu l’occasion de parler avec le responsable ; il m’a dit que la qualité de la glace ne poserait aucun problème, qu’elle s’améliorerait considérablement lorsque les gens patineraient dessus et lorsque la ventilation commencerait à fonctionner dans les prochains jours. La glace sera parfaite, le problème majeur étant que le reste de l’arena est encore en chantier. »
Locker rooms are still a work in progress #Olympics2026 #olympics #nhl pic.twitter.com/WNG4Lw9SRe
— FloWie (@fwieser55) January 8, 2026
« À partir du 21 janvier, nous appliquerons de nouvelles couches (de glace) et repeindrons la glace à l’aide de machines spécialisées : elle sera brillante et parfaite pour les prochains Jeux olympiques et paralympiques d’hiver », assure Dan Moffatt, qui s’occupe de bichonner la patinoire, à l’agence ANSA. Le Canadien, largement reconnu pour son expertise dans le milieu, a garanti des conditions de jeu idéales.
Luc Tardif était sur place ce week-end, avec des responsables de la NHL et de l’Association des joueurs de la NHL. Même si certaines parties de la patinoire ne seront pas totalement terminées pour le début des Jeux, le site sera opérationnel. « Il y a encore des finitions, il y a plein de choses à faire, mais il y a encore trois semaines, dans une configuration où ça va être plus facile pour les entreprises d’intervenir, sans évènement sportif », a confié le président de l’IIHF à l’AFP. « Je vais pouvoir bien dormir la nuit », ajoutait-il en souriant, reconnaissant ainsi que l’avancement du chantier avait quelque peu perturbé ses nuits ces derniers mois. Désormais, rendez-vous le 5 février pour l’ouverture du tournoi féminin.

