— Publié le 30 novembre 2025

La Conférence mondiale sur le dopage, un rendez-vous pour bâtir l'avenir

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C’est l’un des événements majeurs du mois de décembre au sein du Mouvement olympique : la Conférence mondiale sur le dopage dans le sport se tiendra à Busan (Corée du Sud) de lundi à vendredi. Le centre d’exposition et de convention de Busan a été choisi pour cette sixième édition, qui réunira 1.500 acteurs clefs : des athlètes, mais aussi des gouvernements, des organisations nationales et régionales antidopage, des laboratoires, des chercheurs et des médias.

« Une plateforme essentielle pour le renforcement de la coopération »

Signe de l’importance de cette conférence, Kirsty Coventry interviendra mercredi lors d’une session consacrée au parcours de l’AMA et du système mondial antidopage, aux côtés notamment de Richard Pound, président fondateur de l’AMA, et de l’ancien président Craig Reedie. « La Conférence sera l’occasion pour la communauté de faire le point sur les progrès réalisés depuis la Déclaration de Katowice, approuvée par les parties prenantes lors de la Conférence mondiale de l’AMA en Pologne en 2019 », souligne le président de l’AMA Witold Banka. Les délégués présents à la Conférence auront la possibilité de prendre la parole (sur inscription préalable) lors de plusieurs sessions et ainsi de présenter leur point de vue sur le Programme mondial antidopage.

« La lutte contre le dopage est devenue plus complexe et nécessite une adaptation constante aux nouveaux défis. La Conférence constituera une plateforme essentielle pour l’échange de connaissances et le renforcement de la coopération mondiale en matière de lutte contre le dopage. Par un dialogue ouvert et une collaboration, nous souhaitons faire progresser la mission de protection des sportifs propres et garantir l’intégrité du sport », explique le Dr Young-Hee Lee, président de l’Agence coréenne antidopage. D’autres sessions seront consacrées à la protection des droits humains fondamentaux des athlètes et aux changements apportés aux Standards internationaux, qu’il s’agisse des contrôles, de l’éducation, des laboratoires, des autorisations à usage thérapeutique, de la gestion des résultats, de la protection des données ou de la liste des substances et méthodes interdites

L’aboutissement de deux ans de consultation et de réflexion

Les projecteurs seront principalement tournés vers l’approbation du Code mondial antidopage et des Standards internationaux 2027, dont le processus de mise à jour a été lancé en septembre 2023. Plusieurs consultations ont été organisées et plus de 5.000 commentaires ont été déposés de la part d’autorités publiques, d’institutions académiques, de fédérations internationales, d’organisations nationales antidopage, de CNO, etc. Une consultation spécifique a également été menée auprès des sportifs. Plus de 600 athlètes ou commissions des athlètes y ont participé.

Ils se sont ainsi exprimés en faveur de périodes d’inéligibilité plus courtes pour les violations imprudentes (par opposition aux violations intentionnelles du Code), demandent la non-publication des violations des règles antidopage jugées « sans faute ni négligence », et souhaiteraient que le thème du « dopage involontaire », y compris ce qui relève du risque lié à l’utilisation de compléments alimentaires, soit obligatoire dans les programmes éducatifs. L’approbation finale du Code et des Standards est prévue lors d’une réunion conjointe du Comité exécutif et du Conseil de fondation de l’AMA le 5 décembre. Ces nouvelles versions entreront en vigueur le 1er janvier 2027. L’avenir de la lutte antidopage se dessinera donc en partie cette semaine.