— Publié le 25 janvier 2022

Les Mondiaux de natation à nouveau victimes de la crise sanitaire

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L’olympiade en est seulement à ses premiers mois, mais elle marche déjà en boitant. Un nouvel événement planétaire vient de subir les effets de la pandémie de COVID-19. Pas le moindre. La ville japonaise de Fukuoka a annoncé par la voix de son maire, lors d’une conférence de presse, le report de la prochaine édition des championnats du monde de natation.

Les Mondiaux de natation avaient été initialement prévus en juillet 2021 à Fukuoka. Ils devaient marquer le début de la nouvelle olympiade et le parcours vers les Jeux de Paris 2024. Ils devaient être suivis par une autre édition du rendez-vous mondial, à Doha en 2023, avant de laisser les nageurs basculer vers les Jeux olympiques dans la capitale française.

Mais la crise sanitaire, et le report d’une année des Jeux de Tokyo, ont contraint la FINA et les organisateurs japonais à reculer l’événement d’une année. Reportés à mai 2022, les Mondiaux de Fukuoka restaient solides sur leurs jambes.

La semaine passée, l’information de leur possible report a circulé autour des bassins. Il se disait que le comité d’organisation aurait contacté la FINA pour lui demander de décaler une nouvelle fois les Mondiaux. Raison invoquée : l’incapacité d’un nombre grandissant de nations à organiser des épreuves de sélection pour un rendez-vous prévu dans seulement quatre mois.

Le maire de Fukuoka, Soichiro Takashima, l’a expliqué lundi 24 janvier : “La FINA m’a contacté tôt samedi dernier pour me dire qu’elle avait accepté de reporter les championnats du monde à l’année prochaine“. Les Mondiaux sont désormais fixés au mois de juillet 2023.

Par un effet domino devenu classique dans le mouvement sportif international, le report des Mondiaux de Fukuoka repousse dans le temps l’édition suivante, prévue à Doha. Elle devrait désormais se dérouler en janvier 2024.

Pour la première fois de l’histoire, une édition des Mondiaux de natation, toutes disciplines confondues, se tiendra la même année que les Jeux olympiques. Pour la première fois également, les nageurs devront enchaîner trois événements majeurs en grand bassin en seulement 13 mois : les Mondiaux de Fukuoka en juillet 2023, ceux de Doha en janvier 2024, puis les Jeux de Paris entre fin juillet et début août 2024.

Pour les nageurs et leur encadrement, la préparation s’annonce complexe. La succession des trois rendez-vous pourraient en amener certains à renoncer aux Mondiaux de Doha, sous réserve qu’ils ne figurent pas sur le parcours de sélection aux Jeux de Paris.

Autre problème : le report des Mondiaux de Fukuoka va créer un vide dans le calendrier international en 2022. Certes, la saison à venir ne manque pas de grandes compétitions, avec les Jeux du Commonwealth à Birmingham du 28 juillet au 8 août, les championnats d’Europe à Rome du 11 au 21 août, et les Jeux asiatiques à Hangzhou du 10 au 25 septembre.

Mais les nageurs américains, notamment, ne sont concernés par aucun de ces trois rendez-vous. Ils auraient pu se consoler avec les championnats pan-pacifiques, initialement prévus en 2022 au Canada. Mais ils ont été reportés par les Canadiens à l’année 2026, pour ne pas se retrouver en concurrence avec… les Mondiaux de Fukuoka.