Événements - 15/09/2019

« Les Jeux mondiaux urbains doivent évoluer en même temps que la société »

Les Jeux mondiaux urbains ont-ils un avenir ? Raffaele Chiulli, le président de l’Association des fédérations sportives internationales (GAISF), initiatrice de l’événement, le croit dur comme fer. Le dirigeant italien se projette déjà dans les prochaines éditions. Il l’a expliqué à FrancsJeux, dimanche 15 septembre, au soir des premiers World Urban Games de l’histoire, organisés ces trois derniers jours à Budapest.

FrancsJeux : Les premiers Jeux mondiaux urbains ont-ils été une réussite ?

Raffaele Chiulli : Ils ont proposé au public, gratuitement, un cocktail de sport, de culture et d’engagement social. A une année des Jeux de Tokyo 2020, et cinq ans de ceux de Paris, ils ont offert une formidable plateforme aux nouvelles disciplines olympiques que sont le BMX freestyle, le basket-ball 3×3 et le breakdance. Une ambiance s’est dégagée de cet événement à Budapest, réelle et authentique. Pour moi, ces Jeux mondiaux urbains illustrent parfaitement la façon dont le sport peut stimuler l’activité physique dans une société, pas seulement auprès de la jeune génération.

La première édition a été limitée à trois jours, avec 300 athlètes, six disciplines officielles plus deux autres en démonstration. L’avenir passe-t-il par un format plus étendu ?

Pas nécessairement. L’événement doit s’adapter à la ville qui l’organise, en termes d’équipements déjà existants et d’héritage pour la population. Les Jeux mondiaux urbains doivent rester une plateforme pour les nouvelles disciplines, mais sans forcément grandir en taille et en durée.

La prochaine édition se déroulera-t-elle également à Budapest en 2021 ?

Les Hongrois ont une option, mais il leur revient de décider. Ils devront prendre une décision au plus tard en mars prochain. Sans présager de la suite, je peux dire que je les ai sentis très enthousiastes quant au déroulement de cette première édition.

Certains sports ou disciplines ont-ils manqué à cette première édition ?

Plutôt que lister les sports qui auraient pu manquer, je préfère réfléchir à ceux qui pourraient être ajoutés lors des éditions prochaines. Le choix doit être fait avec la ville hôte. Nous devons partager avec les organisateurs notre vision de cet événement, sans chercher à l’imposer. Mais, dans tous les cas, nous devrons suivre de près la façon dont évoluent les goûts et la pratique des nouvelles générations. Nous devons être à l’écoute de la société et de son évolution, pour adapter notre événement à son évolution.

ActualitésVoir toutes les actualités