— Publié le 3 novembre 2017

A Paris, Frankie Fredericks refait surface

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Son nom avait quitté l’actualité. Lui-même s’était fait très discret, renonçant à ses activités de membre du CIO, avant d’être suspendu du Conseil de l’IAAF. Frankie Fredericks, l’ancien sprinteur namibien, soupçonné de corruption dans l’attribution des Jeux de 2016 à Rio de Janeiro, revient à la Une.

Il s’est rendu jeudi 2 novembre, dans la matinée, chez un juge d’instruction à Paris. L’information est donnée par l’AFP.

Arrivé peu après 9 h 00 au pôle financier, accompagné de son avocat (photo ci-dessus), Frankie Fredericks en est ressorti au bout d’une heure. Les deux hommes se sont refusés à la moindre déclaration. Même silence radio du côté du parquet national financier à l’issue de cette convocation. Tout juste sait-on que le champion du monde du 200 m en 1993 était convoqué en vue d’une éventuelle mise en examen.

Dans les dossiers de la justice française, un versement de 262 000 euros reçu par le Namibien le jour même de l’attribution des Jeux de 2016 à Rio de Janeiro, provenant de la société de Papa Massata Diack, le fils de l’ancien président de l’IAAF, Lamine Diack. Une somme que Frankie Fredericks a justifiée par ses activités de promotion de l’athlétisme. Seul ennui, l’ancien athlète était scrutateur du vote pour la ville-hôte des Jeux de 2016 lors de la session du CIO à Copenhague.

Selon le juge Renaud Van Ruymbeke, en charge de l’affaire, une partie des fonds destinés à ce vaste réseau de corruption aurait pu être blanchie à Paris, d’où la compétence de la justice française.