— Publié le 26 octobre 2016

La chaîne olympique, un nouveau-né déjà mature

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A peine deux mois d’existence et pourtant presque mature. La chaîne olympique, officiellement lancée sur la toile au dernier soir des Jeux de Rio 2016, dimanche 21 août, a déjà quasiment fait le plein de clients. Son géniteur et mécène, le CIO, a annoncé mardi 25 octobre l’arrivée dans le catalogue de six nouvelles fédérations internationales. L’UCI (cyclisme), l’ISU (patinage) et la FIL (luge) ont rejoint le peloton, ainsi que trois des nouveaux sports olympiques, invités aux Jeux de Tokyo 2020: le baseball/softball (WBSC), le karaté (WKF) et l’escalade (IFSC).

Moins de trois mois après sa naissance, la chaîne olympique peut se vanter d’avoir signé des accords avec 33 fédérations internationales olympiques. Les six dernières arrivées ont rejoint un contingent de 27 organisations déjà enrôlées dans le projet multimédia. Précision: les accords en question n’impliquent pas le moindre dollar, contrairement à la règle du genre. Les fédérations internationales cèdent gratuitement à la chaîne olympique les droits de leurs événements.

La tableau n’est pas encore tout à fait complet. Pour boucler son shopping, la chaîne doit faire l’emplette des droits de la FIFA (football), de l’IAAF (athlétisme), de la FIVB (volley-ball), de l’IHF (handball), et enfin de l’ISA (surf). Pour ce dernier sport, invité lui aussi à rejoindre les Jeux à Tokyo 2020, la démarche semble n’être qu’une formalité, pour preuve la diffusion récente sur la chaîne des championnats du Monde juniors de surf.

Le volley-ball et le handball devraient eux aussi, logiquement, rentrer dans le rang. Pour l’IAAF, l’affaire s’annonce plus délicate. Les droits des événements majeurs de l’athlétisme, en particulier les Mondiaux en plein air, se négocient à prix fort. La Fédération internationale peut se montrer hésitante au moment d’en céder la diffusion sur Internet à une plateforme numérique en accès libre, gratuit et planétaire. Dans le cas du football (FIFA), la tache a des allures de mission impossible.

Selon un communiqué de la chaîne olympique, les accords de diffusion ne devraient pas se limiter aux seules fédérations internationales. Les discussions sont en cours pour accueillir dans la maison les athlètes, les comités nationaux olympiques, mais également les détenteurs de droits, les partenaires du TOP, les organisateurs des Jeux et même, sujet délicat, les comités de candidature.

Les moyens ne manquent pas. La chaîne olympique annonce disposer d’une enveloppe de 490 millions d’euros pour ses sept premières années. Elle a rapidement obtenu le soutien de deux partenaires dits « fondateurs », l’Américain Bridgestone et le Japonais Toyota. Elle a recruté une équipe de 91 personnes, entre Madrid, siège d’OBS, et Lausanne. Aux Jeux de Rio, une équipe de reporters a réalisé plus de 1 700 contenus multimédias. Des accords ont été conclus avec des boîtes de production audiovisuelle dans 17 pays.

Depuis son lancement, la chaîne olympique a diffusé sur Internet les images d’une très respectable série d’événements internationaux, dont les finales de Coupe du Monde en canoë-kayak slalom, tir à l’arc, tir, équitation et triathlon, ainsi que les championnats du monde de basket-ball 3×3.