— Publié le 30 septembre 2016

Pour les Jeux de 2024, l’Ile-de-France casse sa tirelire

Candidatures Focus

Parfait timing. Alors que l’équipe de Paris 2024 se prépare à accueillir Thomas Bach, en visite dans la capitale samedi 1er et dimanche 2 octobre, les porteurs du projet apportent chacun à leur tour les garanties financières exigées dans le deuxième dossier de candidature.

Après la ville de Paris, dont l’engagement a été voté la semaine passée à hauteur de 145 millions d’euros, la région Ile-de-France a cassé sa tirelire. Ses élus avaient initialement prévu une enveloppe d’un même montant. Elle sera finalement plus élevée. La région Ile-de-France a voté un engagement de 209 millions d’euros dans le projet olympique et paralympique français. Valérie Pécresse, sa présidente (photo ci-dessus, avec Tony Estanguet), l’a expliqué à lequipe.fr: “On a discuté avec l’Etat. On a pris conscience qu’il faudra mettre au niveau nos grands équipements. La Région Île-de-France est la moins bien dotée en équipements de proximité par rapport à sa population très jeune. Il faut donc investir. Nous allons mettre par exemple 20 millions supplémentaires pour les lieux d’entraînement. Nous allons aussi, dans l’optique des Jeux paralympiques, investir 10 millions en plus pour l’accessibilité.”

Le site d’aviron et de canoë-kayak, à Vaires-sur-Marne, sera le mieux loti puisqu’il bénéficiera de la part de la région d’un investissement de 64 millions d’euros. Ses travaux ont déjà débuté. Cet équipement faisait partie du dossier de candidature de Paris aux Jeux de 2012. Le village des athlètes, à Saint-Denis, héritera d’une enveloppe de 10 millions d’euros. Même montant pour la modernisation du Stade de France.

Dans le même temps, l’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines (SQY) a garanti la mise à disposition de ses équipements sportifs au GIP Paris 2024. Elle apportera des lettres de garanties pour la colline d’Elancourt dédiée aux épreuves de VTT, le golf national à Guyancourt, et enfin le vélodrome à Montigny-le-Bretonneux pour les épreuves de cyclisme sur piste et l’escrime du pentathlon moderne.

Il reste maintenant à l’Etat à se joindre au mouvement. L’équipe de Paris 2024 doit rendre son deuxième dossier de candidature au plus tard le 7 octobre, un deuxième volet du processus consacré à la gouvernance, aux questions juridiques et aux garanties financières.