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— Publié le 24 juillet 2016

A Rio, les Australiens ne veulent pas rester au village

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Drôle de début. A peine ouvert, le village olympique de Rio de Janeiro est déjà l’objet d’une polémique. Une “affaire”, une vraie, dont la délégation australienne joue le rôle principal.

Arrivée au Brésil parmi les premières, l’équipe australienne devait prendre ses quartiers dans le village des athlètes, à Barra da Tijuca, dès le milieu de la semaine. Une vingtaine de ses membres, des officiels pour l’essentiel, devait essuyer les plâtres et repérer les lieux avant les premiers athlètes. Mais leur expérience a rapidement tourné court. Ils refusent aujourd’hui d’intégrer le village et résident dans des hôtels voisins. Ils jugent les lieux peu sûrs et inhabitables.

Kitty Chiller, le chef de mission de l’équipe australienne à Rio 2016, s’en est expliquée via un communiqué publié par son comité olympique. “Nous avons des problèmes avec la plomberie. Il y a des tuyaux qui coulent. Nous avons aussi des problèmes électriques. Nous avons des problèmes de propreté. Certains escaliers ne sont pas bien éclairés. Il y a une forte odeur de gaz dans certains logements et un court-circuit électrique.” Mike Tancred, le responsable du service de presse du comité olympique australien, précise: “Nous avons fait des tests de résistance samedi, avons utilisé les lavabos, les toilettes. L’eau coulait sur les murs. De l’extérieur, on dirait un hôtel Hilton. À l’intérieur, ce n’est pas fini.”

Selon Kitty Chiller (photo ci-dessous), l’Australie ne serait pas la seule délégation à juger le village inhabitable. Les premiers arrivés des équipes britannique et néo-zélandaise ont rencontrés des problèmes semblables, qui dureraient depuis au moins une semaine.

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Dans un communiqué, le CIO a déclaré que les athlètes devant être installés dans des chambres inadéquates “vont être déplacés dans les meilleurs endroits possible dans d’autres bâtiments.” Selon les médias locaux, environ 5% des 3600 appartements sont affectés par les problèmes notés par l’équipe australienne.

Construits spécialement pour les Jeux, le village olympique compte 3 600 appartements. Ils seront vendus après la fin des Jeux paralympiques, à des prix pouvant atteindre près de 700 000 euros.