— Publié le 18 juin 2015

La I-Zone, ça cartonne

Événements Focus

Le concept est novateur. Audacieux, ont suggéré les sceptiques. A Bakou, aux Jeux Européens, les interviews des athlètes, après les épreuves, se déroulent en I-Zone. Une salle aux dimensions variables, selon la discipline et son impact médiatique, mais au fonctionnement commun à tous les sites. Les journalistes y rencontrent les compétiteurs, dans un confort et des conditions de travail très supérieurs aux traditionnelles zones mixtes.

L’idée de la I-Zone est venue de Jayne Pearce, la responsable des opérations médias des Jeux Européens de Bakou. La Britannique, passée notamment par Sydney 2000 et Londres 2012, a imaginé un lieu où les interviews pourraient se dérouler au calme, loin du bruit et de la bousculade des zones mixtes. Le résultat se révèle à la hauteur. “Les athlètes sont ravis, les entraîneurs aussi, explique Jayne Pearce. A ce jour, tous les retours des médias sont positifs, surtout ceux des chaînes de télévision non détentrices des droits de l’événement.”

Mercredi 17 juin, après six jours de compétition, les organisateurs des Jeux avaient comptabilisé 1380 interviews réalisées en I-Zone. Dans tous les cas, il est demandé au(x) journaliste(s) de faire une demande écrite, sur un formulaire type, disponible en I-Zone ou dans les centres de presse. Une demande qui peut être effectuée immédiatement après la fin d’un match ou d’une épreuve. Une équipe de volontaires part alors à la recherche de l’athlète, pour le conduire en zone d’interview.

Pour les compétiteurs, cette nouveauté présente un intérêt majeur: ils peuvent s’asseoir pendant l’interview, et répondre à toutes les demandes en une fois. “Ils jouent presque tous le jeu”, avance Jayne Pearce.

A Bakou, la délégation allemande a déjà fait savoir qu’elle appréciait la nouveauté. Et même suggéré de la dupliquer dans les autres grandes compétitions internationales, jusqu’aux Jeux olympiques. L’attaché de presse de l’équipe du Portugal a pris l’habitude, depuis le début des Jeux Européens, de faire venir dans la I-Zone installée au village des athlète un compétiteur par jour, pour y rencontrer les neuf journalistes portugais présents à Bakou.

A Crystal Hall, le très imposant site de compétitions utilisé pour le volley-ball, la boxe et le taekwondo, les médias se sont plaints d’une I-Zone située trop loin du centre de presse. Elle a été déplacée.