— Publié le 28 mai 2015

A Lausanne, Boston 2024 affiche sa confiance

Candidatures Focus

Conséquence directe de l’Agenda 2020 du CIO: le monde entier se presse à Lausanne. Après Rome, et avant Paris, une importante délégation de Boston 2024 (notre photo) a passé la journée du mercredi 27 mai dans la ville suisse, autoproclamée capitale de l’olympisme. Une visite très officielle, et tout sauf anecdotique, organisée par le CIO dans le cadre de la nouvelle phase dite d’invitation proposée aux postulants à l’accueil des Jeux.

Pour l’occasion, la candidature américaine n’a pas lésiné sur les moyens. Dans le cortège, une bonne douzaine de personnes, représentant tout à la fois l’équipe de Boston 2024 (Steve Pagliuca, le nouveau boss, Richard Davey, le directeur exécutif, Doug Arnot, le conseiller, Erin Murphy, la responsable de la candidature….), la capitale du Massachusetts (John Fitzgerald, le directeur des opérations olympiques), et le comité olympique américain (Larry Probst III, le président, Scott Blackmun, le directeur exécutif, Angela Ruggerio, membre du conseil d’administration et du CIO…). Aucun absent notable. Preuve de l’importance de cet aller-retour express en Suisse.

Côté programme, rien de très inhabituel. La petite troupe de Boston a consacré la matinée à l’incontournable visite du Musée olympique de Lausanne. Elle a ensuite pris le chemin du siège du CIO, où l’attendaient Christophe Dubi, le directeur exécutif des Jeux olympiques, et Jacqueline Barrett, la responsable des relations avec les villes candidates. Classique. Le parcours est balisé. Il en verra passer d’autres avant la mi-septembre.

Au-delà des échanges courtois, des propos d’usage et des déclarations destinées à la presse, l’équipe américaine a surtout cherché à se montrer rassurante. Sa visite intervient dans un contexte propice au questionnement. A Boston, les sondages révèlent une opinion publique encore sceptique, voire hostile, au projet olympique. A en croire certaines sources, la capitale du Massachusetts ne serait même plus assurée à 100% de représenter les Etats-Unis dans la course aux Jeux de 2024.

Il semble que la délégation américaine ait atteint son objectif. Steve Pagliuca, le copropriétaire des Boston Celtics, promu la semaine passée au poste de patron de la candidature à la place de John Fish, a répété sans lassitude devant le CIO que la population de Boston se rangerait bientôt à la cause des JO. “Laissez nous le temps de l’informer des atouts et de l’intérêt du projet, elle deviendra alors notre première alliée”, a-t-il assuré, en substance. Steve Pagliuca a expliqué à Associated Press, depuis Lausanne, que la priorité de l’équipe de candidature consistait à mettre rapidement à disposition du public tous les détails du projet olympique. Une étape qui devrait être finalisée “à la mi-juillet”.

Larry Probst III, le président de l’USOC, a enfoncé le clou, jurant ses grands dieux devant les représentants de l’institution olympique que le comité olympique américain soutenait à fond l’équipe de Boston 2024, qu’il travaillait à ses côtés et qu’il n’était pas question de la lâcher en chemin pour choisir un autre dossier (Los Angeles?). Une réunion du conseil d’administration de l’USOC est prévue le 30 juin, en présence des représentants de l’équipe de candidature. Mais Scott Blackmun, le directeur exécutif du comité olympique américain, l’a répété mercredi 27 mai: “Boston est notre ville candidate. Nous l’avons choisie car son projet correspond le mieux aux attentes du CIO”.

Autre information relative à la candidature américaine: selon le site Boston.com, une nouvelle version du dispositif olympique de la capitale du Massachusetts aurait été envoyée à l’USOC. Le Boston Magazine en a obtenu une copie. Le projet d’un stade olympique temporaire n’y serait plus la seule option. L’équipe de candidature propose également de conserver l’enceinte une fois les Jeux terminés, pour en réduire la taille et la transformer en stade de football.