— Publié le 7 mai 2015

Après Paris, l’Ile-de-France dit oui aux Jeux de 2024

Candidatures Focus

La fusée olympique française compte depuis ce jeudi 7 mai un nouvel étage. Après le Conseil de Paris, le mois dernier, une deuxième institution politique s’est prononcée en faveur de la candidature de Paris aux Jeux de 2024. Le Conseil régional d’Ile-de-France a voté en faveur du projet parisien, à l’heure du déjeuner, après une matinée animée au moins autant par l’annonce de la candidature de Claude Bartolone à l’investiture socialiste pour les élections régionales en Ile-de-France, que par le dossier Paris 2024. La quasi totalité des groupes politiques a voté pour les Jeux olympiques. Le oui l’a emporté, avec 136 voix sur les 177 suffrages exprimés. Les “Mélenchonistes” et une partie des Ecologistes se sont prononcés contre (37 voix). Seuls quatre élus ont choisi de s’abstenir.

Soyons clairs: le résultat du vote du Conseil régional constitue le contraire d’une surprise. Il était attendu. Ses résultats ont confirmé, à la lettre, les prévisions annoncées. Certes, quelques amendements ont été déposés, pour la forme. Mais l’issue du scrutin était connue d’avance. La région francilienne veut les Jeux olympiques d’été en 2024. Une ambition portée comme un étendard par deux “historiques” du projet olympique, Jean-Paul Huchon, le président socialiste du Conseil régional, et Francis Parny, le vice-président (Front de Gauche) chargé des Sports. Deux anciens de l’équipe de candidature de Paris 2012, plus motivés que jamais par l’idée de repartir en campagne.

Pour l’occasion, Bernard Lapasset et Emmanuelle Assmann avaient fait le déplacement au siège du Conseil régional, dans le 7ème arrondissement parisien. Ils ont été auditionnés, en début de séance, dans un hémicycle à moitié vide et qui n’a pas semblé toujours très concerné par les débats. Bernard Lapasset, le futur patron de la candidature de Paris, a insisté sur l’aspect financier du dossier. Avec un leitmotiv: “Les Jeux paieront les Jeux”. L’estimation budgétaire de l’événement est établie à 3,2 milliards d’euros. Pas moins de 97% de son financement proviendra de ressources privées (participation du CIO, billetterie, marketing…). Le reste, une fine tranche de 3%, sera assuré par des subventions publiques. Une explication de nature à rassurer les élus régionaux. Emmanuelle Assmann, la présidente du Comité paralympique et sportif français, a évoqué de son côté la dimension plus sociétale des Jeux.

Un non événement? Oui et non. Certes, le vote du Conseil régional était connu d’avance et son résultat s’est révélé sans surprise. Mais l’adhésion de la classe politique à l’ambition olympique française se confirme à tous les étages. Après Paris, voilà la Région embarquée avec le mouvement sportif dans la campagne de candidature. L’Etat, de son côté, n’a jamais caché son soutien au projet.

Reste une inconnue: la date de l’annonce officielle de la candidature de Paris. “Pas avant la fin des Jeux Européens”, a prévenu Bernard Lapasset. “Nous avons encore du travail”, a suggéré Francis Parny. La fenêtre se fait désormais de plus en plus étroite, entre le 29 juin, au lendemain des Jeux Européens de Bakou, et le 31 juillet, début de la session du CIO à Kuala Lumpur. Mais est-ce vraiment important?