— Publié le 13 janvier 2015

L’Afrique du Sud prête à changer la taille des Jeux

Candidatures Focus

Lassana Palenfo, le président de l’Association des Comités nationaux olympiques africains (ACNOA), le suggérait sur FrancsJeux dans une interview publiée lundi 12 janvier: l’Afrique du Sud doit se porter candidate aux Jeux de 2024. Une attente qui sera peut-être bientôt comblée, mais sous une forme inédite. A en croire un haut dirigeant du sport sud-africain, Ivor Hoff, le directeur des sports de la province de Gauteng, un projet de candidature nationale sera très prochainement présenté aux autorités politiques du pays. Il sera porté, comme prévu, par Sam Ramsamy, membre du CIO et président du comité olympique sud-africain.

Ivor Hoff l’a expliqué au site hostcity.net, l’adoption par le CIO de l’Agenda 2020 lors de la session de Monaco, en décembre dernier, a bouleversé les plans de l’Afrique du Sud. “Lorsque Sam est rentré de Monte-Carlo, il a fait savoir qu’il allait faire une proposition au Parlement”, raconte-t-il. Une proposition dont les contours ne se limiteraient plus à une ville, Durban ou Le Cap, ou même à une province, Gauteng, mais au pays tout entier. Une candidature sud-africaine au sens le plus large possible, derrière laquelle se rangeraient plusieurs provinces.

Selon Ivor Hoff, concentrer les espoirs olympiques du pays sur une seule ville présente un trop grand nombre de risques. “Les coûts des Jeux pourraient la mener à la faillite”, avance-t-il. En revanche, un projet national s’inscrirait plus facilement dans la logique d’un pays en voie de développement. Et il a été rendu possible par l’adoption de l’Agenda 2020, le CIO ayant clairement fait savoir lors de sa session monégasque que la compacité des sites n’était plus forcément une priorité, l’accent étant désormais mis sur l’héritage, la réduction des coûts et les installations déjà existantes ou temporaires.

Le Parlement sud-africain étant actuellement en vacances, Sam Ramsamy devra attendre la semaine prochaine pour présenter son projet. En cas d’avis favorable, les choses pourraient aller assez vite. “Une décision sera prise assez vite”, pronostique Ivor Hoff. A ce stade, le projet sud-africain semble évidemment encore flou. Mais il aurait le mérite de l’audace et de l’innovation.