— Publié le 13 août 2014

L’équitation mondiale perdra bientôt sa princesse

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Sensation dans le monde des sports équestres. La Princesse Haya, actuelle présidente de la Fédération équestre internationale (FEI), a annoncé publiquement, mardi 12 août, sa décision de ne pas se présenter à sa propre succession. Elue une première fois en 2006, elle était désignée comme la favorite pour un troisième mandat, à l’occasion des élections prévues en fin d’année. Un scénario désormais renvoyé aux oubliettes.

Pour expliquer sa décision, l’épouse de Sheik Mohammed bin Rashid Al Maktoum, le souverain de Dubaï, a cité deux raisons. La première tient à son engagement comme militante au sein des Nations Unies. La Princesse Haya reconnaît ne plus avoir le temps nécessaire à sa fonction de présidente de la FEI depuis l’aggravation du conflit dans la bande de Gaza. “Depuis plusieurs semaines, j’ai été obligée de mettre de côté mon engagement à la Fédération internationale pour me consacrer pleinement à un travail humanitaire dédié aux populations de Gaza, a-t-elle fait savoir par le biais d’un communiqué. Et j’ai le sentiment que les choses pourraient encore durer.”

La présidente de la FEI a expliqué avoir supervisé, ces dernières semaines, l’envoi d’une vingtaine de cargaisons humanitaires à Gaza, depuis la base de l’ONU à Dubaï, via la Jordanie, son pays d’origine.

Autre raison invoquée pour justifier son retrait des affaires: sa famille. La Princesse de Jordanie est mère de deux enfants. Un rôle qu’elle avoue avoir de plus en plus de mal à concilier avec sa fonction de présidente de la Fédération équestre internationale.

La décision de la Princesse Haya intervient quelques semaines avant la date limite du 1er septembre 2014, fixée par la FEI pour le dépôt des candidatures au poste de président.  Elle laisse la route libre aux potentiels candidats à une Fédération qui, selon sa présidente, aura besoin pour lui succéder d’un véritable leader.

Initialement prévues à Dubaï, les élections doivent se dérouler à Bakou, en Azerbaïdjan, le 14 décembre 2014. La Princesse Haya, par ailleurs également membre du CIO, devrait y assister. Mais elle a déjà fait savoir qu’il ne lui revenait pas de désigner un favori à sa succession.