— Publié le 30 juillet 2014

“Les grandes nations du rugby enverront leurs meilleurs joueurs à Rio”

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Les dirigeants du rugby mondial ne perdent pas de vue le compte-à-rebours des Jeux de Rio 2016. Un peu plus de deux années les sépare de l’entrée du rugby à 7 dans le programme olympique. Un événement dont la discipline attend beaucoup. Brett Gosper, le directeur exécutif de l’IRB, en a expliqué à FrancsJeux les perspectives.

FrancsJeux: Quelle impression vous a laissé le tournoi de rugby à 7 des Jeux du Commonwealth, disputé la semaine passée à Glasgow?

Brett Gosper: Une impression extraordinaire, à tous les niveaux. Le rugby à 7 y a battu un record du monde en termes d’affluence, avec 171 000 spectateurs rassemblés en deux journées de compétition. Dans une ville plutôt marquée football, un tel résultat était inespéré. Nous organisons tous les ans un tournoi à 7 à Glasgow, mais il n’attire guère plus de 15 000 spectateurs. En plus, le niveau de jeu a été excellent et l’ambiance fabuleuse.

Comment s’inscrit ce tournoi des Jeux du Commonwealth dans la perspective des Jeux de Rio en 2016?

A l’IRB, nous le voyons comme une sorte de répétition générale avant les Jeux de Rio. Avec l’espoir de vivre au Brésil un tournoi comparable à celui de Glasgow, en termes d’ambiance et de qualité du jeu. Il ne manquait qu’une seule chose aux Jeux du Commonwealth: les filles. Mais elles seront présentes dans deux ans à Rio, et elles le seront aussi en 2018 aux Jeux du Commonwealth en Australie.

Où en est la préparation des Jeux de Rio en ce qui concerne spécifiquement le rugby à 7?

Le rugby à 7 se jouera dans le Parc de Deodoro, le deuxième site des Jeux en nombre de disciplines. Il y a eu des retards. Ils nous ont préoccupés, comme ils ont préoccupé plusieurs autres fédérations internationales. Beaucoup ont exprimé leurs inquiétudes lors de la dernière Convention SportAccord, en Turquie. Mais les Brésiliens sont en train de rattraper leur retard. Les choses sont en marche. Nous ne sommes pas inquiets concernant les tournois olympiques de rugby à 7. Nous avons seulement besoin d’un stade sur-mesure d’environ 20 000 places. Il sera prêt, nous dit-on, quatre mois avant le début des Jeux. Et un test-event pourra être organisé dans les temps.

Tous les pays joueront-ils le jeu en envoyant leurs meilleurs joueurs à Rio?

Je crois, oui. Je ressens actuellement un intérêt grandissant de la part des nations fortes du rugby mondial pour ces Jeux olympiques. Ils enverront leurs meilleurs joueurs. Bryan Habana, le Sud-africain de Toulon, était présent à Glasgow pour les Jeux du Commonwealth. Il a été libéré trop tard pour être dans l’effectif, il n’aurait pu y figurer qu’en cas de blessure d’un autre joueur. Mais je peux vous assurer qu’il était très déçu de ne pas avoir pu réellement participer au tournoi.

Qu’attendez-vous, à l’IRB, des Jeux olympiques de Rio?

Les Jeux de Rio vont constituer pour le rugby une extraordinaire vitrine. Nous en attendons beaucoup pour l’image et le développement du rugby dans le monde.