— Publié le 22 avril 2014

Pour 2022, Almaty fait la course en tête

Candidatures Focus

Les pronostics sont toujours hasardeux dans l’univers olympique. Mais dans la course aux Jeux d’hiver de 2022, Almaty semble mener l’allure. A la différence de ses rivales, la ville du Kazakhstan mène sa barque en toute tranquillité, sans connaître d’incidents de parcours. Et sa cote ne cesse de monter.

Première ville à se porter candidate, Almaty avait également été la première à déposer son dossier au siège du CIO. Elle vient encore de prendre un coup d’avance en créant un Conseil d’administration, à la composition très politique, dans le but d’accompagner et épauler le comité de candidature. L’objectif: montrer au CIO que le projet olympique d’Almaty bénéficie du soutien complet et sans réserve des autorités du pays, à la différence par exemple du celui d’Oslo, en Norvège.

Pour le prouver, les Kazakhs ont organisé une réunion à laquelle ont notamment assisté le Secrétaire général du Comité national olympique, Timur Dosymbetov, le Président de l’Agence kazakh des Sports et de la Culture Physique, Tastanbek Yessentayev, et le maire d’Almaty, Akhmetzhan Yesimov. Une réunion où le premier élu de la ville a rappelé que le chef de l’Etat en personne, Noursoultan Nazarbaïev, roulait à fond derrière Almaty 2022.

Avec son budget serré et un dispositif olympique compact, la candidature du Kazakhstan ne manque pas d’atouts. Le pays se démène comme un beau diable pour se faire remarquer sur la scène sportive, organisant des événements internationaux à tour de bras: Jeux Asiatiques d’hiver en 2011, Championnats du Monde de boxe AIBA en 2013, Universiades d’hiver en 2017…

Surtout, Almaty profite à fond des faiblesses de ses rivaux. Oslo, présenté trop tôt comme le favori, peine à rassembler la population derrière son projet olympique et pêche par un manque de soutiens politiques. Cracovie vient de voir la présidente de son comité de candidature rendre son tablier, remplacée par la maire de la ville. Lviv a mis son dossier en stand-by dans l’attente des élections du mois de mai en Ukraine. Reste Pékin, la plus improbable des candidatures d’hiver, mais on imagine mal le CIO accorder les Jeux d’hiver 2022 à l’Asie après PyeongChang 2018 et Tokyo 2020.

Combien seront-elles, les villes requérantes, dans la liste des finalistes publiée par le CIO au soir de la réunion de sa commission exécutive des 8 et 9 juillet 2014? Difficile de se prononcer. Mais, sauf catastrophe, Almaty devrait en faire partie.