- 31/10/2019

L’AMA souligne l’importance de l’éducation durant la 7ème conférence des parties de l’UNESCO

Paris, le 30 octobre 2019 – Le futur président de l’Agence mondiale antidopage (AMA), Witold Banka, et le directeur général de l’AMA, Olivier Niggli [photo], se sont rendus à Paris, en France, cette semaine pour prendre part à la septième Conférence des parties de l’UNESCO (la Conférence), qui a lieu du 29 au 31 octobre. Cet événement constitue une session statutaire qui a lieu tous les deux ans. Y sont abordés les enjeux relatifs à la mise en œuvre de la Convention internationale contre le dopage dans le sport (la Convention) et d’autres questions portant sur la lutte contre le dopage.

La Convention, qui a été adoptée en 2005, est l’instrument juridique par lequel les gouvernements officialisent leur engagement envers le Code mondial antidopage (le Code). Signée par 188 États représentant plus de 99 % de la population mondiale, elle arrive au deuxième rang dans l’histoire de l’UNESCO en matière de ratification.

Dans son discours, Witold Banka a déclaré que l’éducation, l’élargissement du cadre législatif global et le renforcement des liens entre le mouvement antidopage et les forces de l’ordre sont des moyens importants de protéger le sport propre.

« De plus en plus, a-t-il affirmé, l’éducation est considérée comme une priorité dans la protection du sport propre. Les enfants d’aujourd’hui seront les sportifs, les entraîneurs, les parents, les enseignants, les médecins, les intervenants de la lutte contre le dopage et les ministres de demain. Nous devons les exposer dès maintenant aux valeurs qui façonneront positivement le sport dans les décennies à venir. C’est la base, non seulement d’un comportement sportif éthique, mais aussi du développement du caractère et du civisme. Nous avons le devoir d’aider nos jeunes à acquérir ces connaissances au moyen de programmes d’éducation fondée sur les valeurs. »

« Pour moi, il s’agit de préserver, de promouvoir et de protéger. Ensemble, nous pouvons travailler à préserver l’esprit du sport, à promouvoir les valeurs du sport propre qui nous tiennent tous tant à cœur et, en fin de compte, à protéger les sportifs et les citoyens que nous servons. »

« On nous demande souvent si l’AMA est en faveur de l’adoption d’une législation pour combattre le dopage dans le sport. La collaboration entre les gouvernements et les organisations sportives peut sans aucun doute être encore améliorée, et l’AMA encourage les gouvernements à utiliser leurs pouvoirs législatifs pour protéger les sportifs propres dans la lutte contre le dopage. Nous accueillons favorablement, en particulier, les mesures législatives visant à faciliter l’échange d’informations entre les organisations antidopage et les forces de l’ordre dans les domaines d’intérêt mutuel, de même que les mesures favorisant la protection des lanceurs d’alerte. Nous avons récemment constaté les avantages de cette politique grâce à un certain nombre d’enquêtes menées avec succès par l’équipe Renseignement et enquêtes de l’AMA. »

Le deuxième jour de la Conférence, sous le thème « Ensemble sur la bonne voie », Olivier Niggli a décrit aux délégués les priorités stratégiques de l’AMA, et plus particulièrement le développement et la mise en œuvre du Code mondial antidopage et des Standards internationaux 2021, dont il sera question à la Conférence mondiale sur le dopage dans le sport de l’AMA, du 5 au 7 novembre à Katowice, en Pologne. Il a également abordé des enjeux tels que la supervision de la conformité, le renforcement des capacités, l’éducation, le renseignement et les enquêtes, et la gestion continue du problème du dopage russe.

En conclusion, le directeur général de l’AMA a lancé un appel aux États parties pour qu’ils mettent tout en œuvre pour se conformer à la Convention de l’UNESCO. « Bien que les gouvernements ne soient pas signataires du Code, a-t-il souligné, il est important qu’ils répondent aux attentes établies dans le Code, sans quoi ils devraient faire face à des conséquences non négligeables – tout comme les sportifs et les signataires du Code quand ils ne satisfont pas aux attentes.

« En outre, les gouvernements peuvent certainement contribuer à réduire l’usage de substances dopantes en renforçant les capacités des organisations antidopage, en sensibilisant le public et en offrant davantage d’éducation et de contrôles. Ils peuvent également aider à freiner la distribution de substances dopantes en consolidant leur législation pour permettre l’échange d’informations entre les forces de l’ordre et les organisations antidopage, en encourageant et en protégeant les lanceurs d’alerte, et en contrôlant la distribution transfrontalière. »

À propos de la Conférence des parties

La Conférence des parties a la responsabilité générale de mettre en œuvre la Convention. Ses objectifs comprennent notamment :

Outre les États parties et les autres États membres de l’UNESCO, l’AMA est invitée à la Conférence en tant qu’organisation consultative. Le Comité international olympique, le Comité international paralympique, le Conseil de l’Europe, le Comité intergouvernemental pour l’éducation physique et le sport, et d’autres organisations sportives intergouvernementales sont également invités à titre d’observateurs.

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