Cyclisme - 12/02/2020

Un règlement pour les athlètes transgenres

L’UCI l’a compris : la question des transgenres ne peut plus être ignorée par les institutions sportives internationales. L’organisation mondiale du cyclisme a choisi de prendre les devants en se dotant d’une nouvelle réglementation sur l’éligibilité des athlètes transgenres engagés dans les compétitions inscrites au calendrier international. Appelée à entrer en vigueur le 1er mars 2020,  elle « vise à faciliter la participation des athlètes transgenres dans la catégorie correspondant à leur nouveau genre, tout en garantissant l’égalité des chances pour l’ensemble des athlètes dans les compétitions concernées. » Pas simple. L’UCI l’explique dans un communiqué : l’apport de nouvelles connaissances scientifiques l’a conduit à réviser les critères d’éligibilité retenus jusqu’alors, en particulier pour les femmes transgenres. Le nouveau consensus prévoit notamment que si une fédération internationale décide d’utiliser la testostérone comme indicateur, l’athlète transgenre ne sera éligible à concourir dans la catégorie Femmes que si sa concentration de testostérone dans le sérum est inférieure à 5 nmol/L. Pour le reste, l’UCI prévoit un processus volontairement simplifié, avec une demande à adresser à un responsable médical au moins 6 semaines avant la date de la première compétition, puis une évaluation du dossier de l’athlète par une commission de trois experts internationaux indépendants de l’UCI. Une fois l’éligibilité prononcée, le coureur transgenre s’engage à maintenir la concentration sérique de testostérone inférieure à 5 nmol/L pendant toute la période de compétition en catégorie féminine. L’UCI a demandé à ses fédérations nationales d’intégrer ces nouvelles directives dans leurs règlements.

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