FIFA - 08/11/2018

Infantino se défend et crie au complot

Après les attaques, la riposte. Mis en cause dans les « Football Leaks », Gianni Infantino se défend. Le président de la FIFA a expliqué mercredi 7 novembre à Zurich, devant un petit groupe de journalistes, qu’il n’y avait « rien d’illégal ni de contraire » au code d’éthique dans les faits qui lui sont reprochés. Mieux: le dirigeant italo-suisse a brandi la thèse du complot. « Le fait que vous ayez un fils d’immigrés italiens président de la FIFA ne plaît peut-être pas à tout le monde… », a-t-il suggéré. Selon l’enquête menée par un consortium de médias européens, l’UEFA et ses deux patrons de l’époque, Michel Platini et Gianni Infantino, auraient « en connaissance de cause aidé les clubs (PSG et Manchester City) à maquiller leurs propres irrégularités, pour des raisons politiques. » Alors numéro 2 de l’UEFA, l’actuel président de la FIFA aurait « négocié directement un accord avec Manchester City, en court-circuitant l’organe d’enquête interne théoriquement indépendant. » Il aurait adressé un e-mail aux dirigeants du club anglais en leur offrant une ristourne sur les sanctions prévues en cas de non-conformité au fair-play financier : « Vingt millions d’amende ferme au lieu de 60. Les 40 millions restants ne seront dus que si le club ne revient pas à l’équilibre financier à l’avenir. » Un traitement lui aussi très accommodant aurait été réservé au PSG, selon le site français Mediapart. Réaction de Gianni Infantino : « Les règlements du fair-play financier prévoient la possibilité de négociations et d’accords avec les clubs. Et qui est chargé de négocier et de discuter ? L’administration. Non seulement il n’y a rien d’illégal, mais il n’y a rien de contraire aux règles d’éthique. » Les révélations des « Football Leaks » interviennent à 8 mois d’un congrès de la FIFA où Gianni Infantino briguera un second mandat.

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