Institutions - 06/11/2018

L’USOC veut rayer la Fédération américaine de gymnastique de la carte

L’attentisme n’est plus d’actualité pour le comité olympique américain (USOC). Sa nouvelle directrice générale, Sarah Hirshland, a annoncé lundi 5 novembre sa décision d’engager une procédure visant à retirer à la Fédération américaine de gymnastique (US Gymnastics) son statut d’instance dirigeante de la discipline. Une conséquence spectaculaire, mais tardive, du scandale de l’affaire Larry Nassar.

« Le comité olympique américain a déposé aujourd’hui une plainte contre US Gymnastics, visant à révoquer l’USAG en tant que membre du conseil d’administration de l’USOC », a précisé Sarah Hirshland dans un communiqué.

Déterminé à mettre les formes, l’USOC a rédigé une lettre à l’intention des gymnastes américains. L’organisation olympique les informe de sa décision de poursuivre leur fédération. Elle leur explique que USA Gymnastics n’a pas été capable de « changer sa philosophie, reconstruire son leadership et servir efficacement ses membres ». Elle insiste : « Vous méritez mieux. »

Selon Sarah Hirshland, la décision de révoquer USA Gymnastics n’a pas été facile à prendre. Elle est intervenue au terme de longues délibérations. « Nous nous trouvons face à une situation où il n’y pas de solution parfaite, a-t-elle expliqué. A court terme, nous devons travailler pour que les gymnastes aient le soutien nécessaire pour exceller sur et hors des salles de sport. »

Comment ? A en croire sa directrice générale, l’USOC y travaille. « Avec le temps, les clubs de gymnastiques partout dans le pays pourraient devenir membre d’une nouvelle organisation qui sera à la hauteur des attentes des athlètes et de ceux qui les supportent, dont leurs parents, a suggéré Sarah Hirshland, sans se montrer très précise sur le calendrier. Aujourd’hui marque seulement le début d’un processus important pour la gymnastique aux États-Unis. Le chemin n’est pas tout tracé, mais nos motivations sont claires. »

Depuis le début de l’affaire Larry Nasar, USA Gymnastics n’a plus de président. Sa directrice générale, Kerry Perry, a démissionné au début du mois de septembre. L’organisation lui a déniché une remplaçante, Mary Bono, mais elle a rendu les clefs de son bureau le 16 octobre, après seulement 4 jours dans la place. Depuis, plus rien.

La gymnastique américaine compte 3 000 clubs et environ 150 000 licenciés.

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