Candidatures - 10/07/2018

Pour les Jeux d’hiver 2026, l’Italie pressée d’attendre

Le feuilleton de la campagne de candidature aux Jeux d’hiver en 2026 a quitté la Suisse et l’Autriche. Il n’y reviendra plus. Mais il pourrait bien s’éterniser quelques semaines en Italie.

Réuni mardi 10 juillet à Rome, le comité olympique italien (CONI) était censé faire son choix entre les trois dossiers en lice, déposés par Milan, Turin et Cortina d’Ampezzo. Mais il a décidé d’attendre. A la précipitation, il a opté pour la réflexion. Sage et judicieux.

Au terme de sa réunion romaine, le CONI a indiqué avoir décidé de reporter à une date ultérieure le choix de la ville candidate aux Jeux olympiques d’hiver 2026. Il a précisé avoir nommé une commission d’officiels et d’experts. Sa mission : éplucher les dossiers pour en extraire le meilleur. Et même, qui sait, forcer les postulants à faire cause commune.

Dans son communiqué, le CONI confirme une nouvelle fois son intention de se lancer dans la course. « Nous allons envoyer au CIO une candidature italienne pour les Jeux olympiques et paralympiques de 2026″, insiste le texte.

Avant de préciser : « Pour ce faire, la direction du CONI a nommé une commission d’examen qui devra présenter un rapport lors de la prochaine réunion. » Aucune date n’a été fixée, mais les médias italiens suggèrent qu’elle pourrait se tenir entre la fin du mois de juillet et le début du mois de septembre.

En attendant, les 11 membres de la commission d’évaluation du CONI devront composer avec les facteurs logistiques, budgétaires, mais également politiques, des trois dossiers en lice.

La commission en question rassemble la fine fleur du mouvement olympique italien. Citons, en vrac, les deux vice-présidents du CONI, Franco Chimenti et Alessandra Sensini ; le président de la Fédération italienne de ski, Flavio Roda ; son homologue des sports de glace, Andrea Gios ; les membres italiens du CIO, Franco Carraro, Mario Pescante et Ivo Ferriani ; ou encore Manuela Di Centa, l’ex championne de ski de fond, passée elle aussi par l’organisation olympique.

A en croire la presse italienne, Milan aurait la préférence du CONI. Mais l’organisation olympique verrait d’un assez bon œil le dossier milanais partager les sites des sports de neige avec Turin. Mais La Republica croit savoir que cette option n’est pas vraiment envisagée par les autorités turinoises.

La candidature de Turin est soutenue par le Mouvement 5 Étoiles, l’un des deux partis au pouvoir en Italie. Celle de Cortina d’Ampezzo, en Vénétie, présentée comme l’outsider de la course, peut compter de son côté sur le soutien de la Ligue (extrême droite), l’autre force politique aux commandes du pays.

Le jeu s’annonce complexe. Giovanni Malago, le président du CONI, le sait. Mais il en a l’habitude.

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