Candidatures - 17/04/2018

Pour les Jeux d’hiver 2026, Calgary reste en vie

Le coup est passé près. Assez près pour en entendre le souffle. Mais le conseil municipal de Calgary a choisi de maintenir en vie le projet de candidature aux Jeux d’hiver en 2026. Les élus locaux ont voté, lundi 16 avril, en faveur de la poursuite des discussions. Le pire est passé, mais rien n’est acquis.

Le résultat en dit long sur les divisions au sein du conseil municipal. Au terme du scrutin, présenté comme « crucial et historique », le oui l’a emporté sur le non par 9 voix contre 6. Neuf conseillers ont souhaité poursuivre l’aventure. Six autres auraient préféré arrêter immédiatement les frais. Les débats se sont éternisés pendant plus de deux heures. Ils auraient été « tendus ».

La candidature de Calgary 2026 reste en vie. Mais les élus se sont mis d’accord sur un point: la poursuite du projet n’assure en aucun cas que la métropole de l’Alberta ira au bout du processus. Elle se donne seulement le temps d’explorer le dossier encore plus en profondeur.

Les conseillers municipaux sont également tombés d’accord, lundi, pour mettre en place un sous-comité chargé de piloter les discussions à venir. Il sera composé du maire de Calgary, Naheed Nenshi, et de quatre autres élus locaux. Commentaire de l’une des opposantes au projet, Druh Farrell: « Si les discussions doivent se poursuivre, il faut assainir le processus et en finir avec les erreurs. » Elle fait référence aux nombreux dérapages de l’équipe municipale, le plus spectaculaire du lot ayant conduit la ville à annoncer par erreur le feu vert des autorités du pays et de l’état au financement de la campagne.

La suite? Incertaine. A l’évidence, la question de l’intérêt d’une candidature n’a pas été tranchée. Pour les partisans du oui, s’arrêter maintenant n’aurait aucun sens, surtout après avoir autant dépensé depuis le début du processus. Le conseil municipal devrait obtenir une évaluation plus affinée des coûts et des revenus des Jeux au mois de juin prochain. Il sera alors temps, plaident-ils, de reprendre le débat.

Dans le camp opposé, les partisans du non martèlent que l’argent de la candidature serait mieux dépensé dans d’autres projets d’infrastructure. Ils avouent également ne pas vouloir traiter avec le CIO et sa trouble réputation.

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