Événements - 17/11/2017

Pour Paris 2024, l’Arena 2 devra revoir ses plans

Décidément, rien ne traîne avec l’équipe de Paris 2024. Le mois dernier, une poignée de semaines seulement après la désignation par le CIO de la capitale française comme ville-hôte des Jeux, l’un des sites du dispositif olympique était déjà remis en question: la future Arena 2, une salle de 8 000 places à construire à un jet de pierre de l’historique POPB (désormais rebaptisé AccorHotels Arena).

Selon une information des Echos, la mairie de Paris aurait pris la décision de lui trouver un nouvel emplacement. Elle étudierait actuellement plusieurs options. L’annonce de son déménagement serait proche.

Rappel des faits. A la mi-octobre, une indiscrétion assurait que la construction à Bercy de l’Arena 2 ne serait plus possible. En cause, certains problèmes de « faisabilité, et une hostilité des associations de riverains face à la perspective de voir la future enceinte empiéter sur le parc de Bercy. « Il n’est pas question de détruire un espace vert », avait martelé David Belliard, le président du groupe écologiste au Conseil de Paris.

Un moment silencieuse, l’équipe municipale s’en était finalement expliquée par la voix de l’adjoint au Tourisme et aux Sports, Jean-François Martins. « Pour l’instant rien n’est arrêté, ni dans un sens ni dans l’autre, avait-il assuré à l’Equipe. Nous sommes en train de faire des études quant à la faisabilité de la construction de la salle à cet endroit. Quand nous aurons les résultats de cette enquête, nous prendrons une décision. Je sais que beaucoup de gens dans Paris disent que la salle ne sera pas faite à cet endroit. Mais à l’heure où je vous parle, tout reste ouvert. Elle est toujours prévue là. »

Même ton résolument serein du côté de l’équipe de Paris 2024. « La construction d’une salle de jauge moyenne dans Paris n’est pas remise en cause, confirmait Etienne Thobois, le directeur général du comité de candidature. Aujourd’hui la ville de Paris nous dit que le Plan A, c’est toujours à Bercy. »

Pour rappel, l’Arena 2 est la seule nouvelle construction sportive, en plus du centre aquatique, prévue dans le dossier de candidature. Elle doit accueillir les épreuves olympiques de lutte et certaines rencontres de basket-ball, ainsi que le tennis de table aux Jeux paralympiques.

A l’évidence, les vérités du mois d’octobre ne sont plus d’actualité. Bruno Julliard, le premier adjoint à la mairie de Paris, a laissé entendre jeudi 16 novembre que l’Arena 2 serait effectivement déménagée. Il a promis une annonce prochaine. « Nous étudions plusieurs possibilités », a-t-il confié, sans lever le voile sur le scénario envisagé par l’exécutif parisien.

Aux oubliettes, donc, l’idée d’une deuxième salle à proximité immédiate de l’AccorHotels Arena. Pour autant, Anne Hidalgo et son équipe ne seraient pas résignés à voir l’Arena 2 sortir de terre en dehors de Paris intra-muros. Parmi les options à l’étude, la halle Carpentier, dans le 13ème arrondissement, une salle de 4 800 places construite en 1960. Non retenue dans le dossier de candidature, elle pourrait en profiter pour retrouver une nouvelle jeunesse. Le site de l’héliport de Balard, au sud-ouest de Paris, est également à l’étude.

Ailleurs, le maire de Tremblay-en-France, François Asensi, a déjà proposé que le futur Colisée à construire dans sa ville serve d’alternative. Prévue pour 2021, cette salle de 10 000 places offre l’avantage d’être située en Seine-Saint-Denis, à seulement 7 km du futur village des athlètes.

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