— Publié le 8 novembre 2013

Le changement, c’est pour bientôt

Institutions Focus

Quand un président de Fédération internationale s’exprime à propos du CIO, il est souvent utile de prêter l’oreille. Bernard Lapasset, le patron de l’IRB, l’International rugby board, l’a fait vendredi 8 novembre, à Paris, à l’occasion des deuxièmes rencontres internationales sur les grands événements sportifs, organisées par UBI France. Le dirigeant français a longuement évoqué l’arrivée de Thomas Bach à la tête de l’institution olympique. Surtout, il a prédit que le CIO ne serait plus tout à fait le même sous l’ère Thomas Bach.

Thomas Bach a constitué à Lausanne, la semaine passée, l’équipe avec laquelle il entendait travailler, a expliqué Bernard Lapasset, en référence à la réunion tenue à Lausanne, au cours du week-end dernier. Il est intéressant de constater que les membres de la commission exécutive du CIO ne font pas tous partie de cette “garde rapprochée”. Et plus intéressant encore de découvrir que cette équipe est composée à 70% de nouveaux visages“.

En clair, les “hommes du président” Bach ne seront pas les mêmes que pendant l’ère Jacques Rogge. Le patron de l’IRB n’a cité qu’un seul nom, désormais incontournable : Sheikh Ahmad Al-Fahad Al-Sabah, le dirigeant koweïtien, président de la Solidarité olympique et de l’Association des comités olympiques asiatiques. “Il était présent hier (jeudi 7 novembre) à Monaco pour le Forum Peace and Sport, a expliqué Bernard Lapasset. Et il a marqué de son empreinte cette manifestation. Il a donné le ton. C’est un personnage clé.”

Autre signe du changement, relevé par le dirigeant français : le prochain renouvellement d’une partie importante des membres du CIO. Bernard Lapasset a fait ses comptes : “dans les sept ou huit années à venir, le CIO va remplacer un tiers de ses membres. C’est colossal. La carte du monde olympique va changer. A qui profitera ce changement ? Au CNOs ? Aux fédérations internationale s? Il est trop tôt pour répondre. Mais on constate un rôle plus grand joué par SportAccord et par son nouveau président, Marius Vizer“.

Pour Bernard Lapasset, la réflexion menée sur une éventuelle candidature française aux Jeux d”été, en 2024 ou 2028, doit tenir compte de ces nombreux changements. Par ailleurs patron du Conseil français du sport international (CFSI), il a assuré avancer dans ce processus. Et confié avoir sollicité plusieurs agences pour réfléchir sur le message que pourrait porter une candidature olympique française.