Candidatures - 23/10/2013

Le Qatar en veut (toujours) plus

L’appétit du Qatar est décidément insatiable lorsqu’il est question de sport. Le Secrétaire général de son comité national olympique (QOC), Sheikh Saoud bin Abdulrahman Al Thani, a profité d’une réunion du comité exécutif de l’AIPS (Association internationale de la presse sportive) à Doha pour énoncer les ambitions du pays en termes d’organisations d’événements. Il s’est borné à ne dire que l’essentiel. Mais son discours a fait forte impression.

Selon les comptes de Sheikh Al Thani, le Qatar aura accueilli en 2013 pas moins de 40 grandes compétitions sportives internationales. Soit, en moyenne, un peu plus de trois événements par mois. Difficile de faire mieux. Mais l’état du Golfe en veut plus. Toujours plus. Son objectif, écrit en toutes lettres: dépasser la barre des 50 compétitions internationales en 2030. « A cette date, explique le Secrétaire général du QOC, nous voulons recevoir un événement sportif majeur pour chacune des 52 semaines de l’année. »

Pour cela, l’argent ne manque pas, les infrastructures non plus. Et le Qatar a démontré ces dernières années sa capacité à convaincre les organisations internationales. Mais le pays projette néanmoins de muscler son offre en construisant un Centre des Jeux, un parc aquatique, une cité de l’Education et un Parc olympique. Un vaste dispositif censé compléter les installations déjà pharaoniques de l’Aspire Centre, où cohabitent structures d’entraînement et de compétitions, internat, laboratoire médical et centre de recherches.

A terme, l’ambition du Qatar reste la même: les Jeux d’été. Doga a échoué deux fois de suite, pour 2016 puis 2020. Mais Sheikh Al Thani l’a dit à l’occasion de la réunion de l’AIPS: « Nous serons à nouveau candidat. » Doha postulera-t-elle pour les Jeux de 2024, ou attendra-t-elle ceux de 2028? La réponse n’est pas encore connue. Mais elle pourrait être limpide: les deux.

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