Institutions - 30/09/2013

Avec Cookson, l’UCI change ses têtes

Il avait promis du changement. Il a déjà tenu parole. Brian Cookson, le nouveau président de l’Union Cycliste Internationale (UCI), n’a pas attendu de s’installer dans son large fauteuil du siège de l’institution, dans la petite ville suisse d’Aigle, pour en bousculer les habitudes. Et, surtout, en changer les têtes.

Premier signe fort: la nomination de trois vice-présidents. Pat McQuaid, son prédécesseur, s’était entouré d’un trio très européen, avec l’Italien Renato Di Rocco, le Portugais Artur Lopes et le Coréen Cho Hee Wook. Brian Cookson s’est d’emblée positionné comme un président plus universel. Ses trois adjoints représentent autant de continents: l’Europe, avec le Français David Lappartient, l’Afrique, avec l’Egyptien Mohamed Wagih Azzam, et l’Océanie, avec l’Australienne Tracey Gaudry.

La preuve d’une volonté d’élargir encore les frontières du cyclisme mondial. Et la démonstration de son goût pour l’ordre établi. Les trois nouveaux vice-présidents de l’UCI occupent chacun la tête d’une confédération continentale: David Lappartient préside l’Union Européenne de Cyclisme, Mohamed Wagig Azzam celle de la Confédération Africaine de Cyclisme, enfin Tracey Gaudry dirige l’Oceanian Cycling Confederation.

Deuxième signe: la désignation d’une femme parmi ce trio de vice-présidents. En confiant des responsabilités à Tracey Gaudry, Brian Cookson concrétise sa volonté, écrite noir sur blanc dans son programme de campagne, de féminiser le cyclisme. Il a d’ailleurs annoncé la création d’une Commission du cyclisme féminin, destinée à en muscler la structure et la médiatisation.

Enfin, le dirigeant anglais a profité de ses premières heures de président, et de la présence d’un nombre record de médias, pour couper court aux rumeurs le disant pieds et poings liés avec le riche et influent russe Igor Makarov. « Il n’y a pas de rapports particuliers entre moi et Igor Makarov, a juré Brian Cookson. C’est le Président d’une fédération importante et il était au  Comité directeur, donc bien sûr je le connais. Il est important dans le monde du cyclisme. Mais il n’y a aucun arrangement, il n’a jamais influé sur mes prises de positions… » Voilà qui est dit.

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