Candidatures - 16/05/2013

France et Allemagne OK pour le Mondial

L’équipe de France a terminé sa course aux championnats du monde de hockey-sur-glace, organisés jusqu’au 19 mai en Finlande et en Suède. Les Bleus ne verront pas les quarts-de-finale. Les Allemands n’ont plus. Ironie de l’histoire : les deux formations s’affrontaient pour leur dernier match de poule. L’Allemagne s’est imposée, 3 buts à 2, après prolongations.

Mais les deux pays font cause commune sur un dossier au moins aussi important pour leur avenir que le résultat d’une rencontre, même décisive : l’organisation du Mondial 2017. France et Allemagne ont déposé une candidature conjointe. Elle fait face à une rivale, une seule, un attelage assez improbable composée du Danemark et de la Lettonie. Les deux comités de candidature passent leur « grand oral », ce jeudi 16 mai à Stockholm. Le vote doit avoir lieu le lendemain, dans la même ville scandinave, dans le cadre du Congrès de la Fédération internationale de hockey-sur-glace (IIHF).

De l’avis général, le projet franco-allemand est favori. Largement, dit-on. Sauf catastrophe, il devrait être choisi par les 50 pays membres de l’IIHF. Le hockey-sur-glace français se verrait ainsi attribuer le Mondial pour la première fois depuis… 1951.

Dans le détail, cet axe franco-allemand penche vers l’est. En cas de victoire, le Mondial se déroulerait dans deux villes, Paris et Cologne. La capitale française accueillerait, au POPB, la moitié des matchs du 1er tour et deux quarts-de-finale. En tout, une trentaine de rencontres. A Cologne, la Lanxess Arena et ses 18 500 places serviraient de décor à l’autre moitié des matchs du premier tour, deux quarts, plus les demi-finales et la finale. Les deux villes sont reliées par le Thalys, en seulement 3 heures de train, jusqu’à 5 fois par jour.

Même déséquilibre au rayon budget. L’organisation de la compétition devrait coûter 25 millions d’euros. La France en supporterait moins de la moitié, soit environ 11,5 M€. L’Allemagne financerait le reste. Mais ses moyens s’avèrent supérieurs. A elle seule, l’enveloppe allouée tous les ans à l’équipe nationale (4,5 M€) représente plus ou moins le budget de la Fédération française de hockey-sur-glace (FFHG). Luc Tardif, son président, n’en fait pas mystère : « Seuls, nous ne nous serions pas lancés dans une telle aventure. Le risque financier aurait été au-dessus de nos moyens. »

Hasard du calendrier : le Mondial 2017 de hockey-sur-glace doit se dérouler quelques mois seulement avant le vote du CIO pour l’attribution des Jeux d’été de 2024. Il se tiendra également dans le même semestre que le championnat du monde masculin de handball, organisé en France. Avec deux rendez-vous planétaires à quelques mois d’écart, dans deux sports collectifs majeurs, la France pourrait présenter ses atouts et son expertise. Une candidature de Paris pour les Jeux de 2024, aujourd’hui encore hypothétique, pourrait certainement en tirer un immense profit.

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