INTERVIEW - 09/03/2014

Romain Riboud – Ski alpin handisport, France

Le Point de vue de l’athlète Episode 48 : Romain Riboud – Ski alpin handisport, France

Dans chaque épisode, un athlète francophone partage des épisodes forts de sa carrière et explique quelle place la langue française tient dans son parcours sportif et personnel. Une série proposée par l’Organisation Internationale de la FrancophonieLe Français J’Adore et FrancsJeux.com, premier site d’info dédié au mouvement sportif international francophone.

Porte-drapeau de la délégation français aux Jeux de Vancouver en 2010, le Lyonnais dispute à Sotchi ses derniers Jeux paralympiques. Il rêve de finir en beauté. Et le sourire aux lèvres.

FrancsJeux : Comment avez-vous débuté votre carrière de skieur alpin ?

Romain Riboud : J’ai grandi à Tignes, en Haute Savoie. J’ai donc été mis sur des skis très rapidement. L’équipe de France handisport de ski alpin s’entraînait régulièrement dans la station. Une année, une kiné qui s’occupait de moi, pour mon hémiplégie, m’a conseillé d’aller les voir. J’avais 13 ans. J’ai tenté l’expérience, puis je me suis rapidement pris au jeu. L’entrée en équipe de France, les premières compétitions internationales, les premières victoires… Tout s’est enchaîné. J’en suis à mes quatrièmes Jeux paralympiques, après Salt Lake City 2002, Turin 2006 et Vancouver 2010.

Qu’attendez-vous des Jeux de Sotchi ?

Ils risquent d’être mes derniers. Je veux me faire plaisir. Arriver en bas de mes courses en étant content de ce que j’ai fait. Mais si j’y parviens, je ne devrais pas être loin du podium, en géant et en super G.

A 32 ans, pourquoi vouloir arrêter votre carrière de skieur ?

Je ne veux pas arrêter aux Jeux de Sotchi. Je continuerai encore au moins l’an prochain, jusqu’aux championnats du monde. Mais je n’envisage pas de me lancer dans une nouvelle olympiade. A mon âge, j’ai envie de consacrer du temps à autre chose, surtout sur le plan professionnel. J’aimerais m’investir dans d’autres projets.

Que faites-vous en dehors du ski, dans votre vie non sportive ?

Je travaille pour le groupe Accenture, dans leur Fondation d’entreprise. Nous aidons à développer les compétences d’hommes et de femmes en situation défavorisée. Cet emploi me permet de concilier carrière professionnel et objectifs sportifs, car je bénéficie d’une forme de temps partiel. Je travaille six mois de l’année sur Paris, puis je peux m’entraîner six autres mois à Tignes.

Que retenez-vous de cette longue carrière de skieur ? Quels en ont été les grands moments ?

La cérémonie d’ouverture des Jeux de Salt Lake City en 2002, mes premiers Jeux paralympiques. Pour un athlète, voir la flamme s’allumer procure une émotion difficile à décrire. Les Jeux de Vancouver, également, où j’étais le porte-drapeau de la délégation française. Et puis, pour une autre raison, mon deuxième titre de champion du monde en géant, en 2004, à Wildschonau. J’étais loin d’être en tête après la première manche. Pour l’emporter, il m’a fallu sortir du très grand ski.

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