INTERVIEW - 13/11/2015

Diamil FAYE

Ils sont dirigeants, experts, entraîneurs, journalistes ou athlètes. Ils ont en commun non seulement une fonction ou un engagement dans le mouvement sportif international, mais également une langue, le français. A leur manière, ces hommes et femmes font vivre et grandir la francophonie sportive. FrancsJeux vous les présente, chaque semaine, jusqu'aux Jeux olympiques de Rio en 2016. Une série proposée en partenariat avec l’Organisation internationale de la Francophonie.

Deuxième épisode: le Sénégalais Diamil Faye, conseiller principal de la candidature de Paris aux Jeux de 2024

FrancsJeux: Quel a été votre parcours dans le mouvement sportif international?

Diamil Faye: J’ai débuté un peu par hasard, à la suite d’un concours de circonstances. En 1993, je suis allé au Cambodge à la recherche d’une première expérience professionnelle. Au départ, je travaillais à la formation des volontaires pour l’organisation des élections nationales, mais en cherchant à jouer au football, j’ai rencontré les gens du comité national olympique. J’ai finalement travaillé pour eux pendant 5 ans…. Cette expérience m’a mis le pied à l’étier. Par la suite, j’ai rencontré l’Australien Bob Elphinston (président de la FIBA entre 2006 et 2010), qui m’a proposé de devenir directeur Afrique des Jeux de Sydney en 2000. Quatre ans plus tard, je suis devenu directeur Afrique et Amérique des Jeux d’Athènes. J’ai ensuite monté ma propre société, Jappo, basée au Sénégal, pour le compte de laquelle j’ai joué un rôle d’expert aux Jeux de Pékin en 2008, puis aux premiers Jeux de la Jeunesse à Singapour en 2010.

Quel est aujourd’hui votre rôle?

Mes activités sont assez diversifiées. Je viens de rejoindre l’équipe de candidature de Paris pour les Jeux de 2024, en qualité de conseiller principal, sur les opérations et les relations internationales. J’ai conservé un rôle de consultant pour Jappo, notamment sur les questions de management du sport et d’événementiel. Je collabore également avec la FIFA sur un programme de développement, baptisé Performance. Enfin, j’accompagne certains projets des comités nationaux olympiques du Mali et de Guinée-Bissau.

Que représente pour vous la francophonie sportive?

Une famille sportive qui partage la même langue. Géographiquement, elle est répartie sur des espaces très larges et différents. Ses membres vivent dans des conditions économiques et culturelles assez disparates. Mais le sport sert de trait d’union entre tous ces francophones.

Qu’attendez-vous des Jeux de Rio en 2016?

Au sein de la société Jappo, nous avons créé il y a quelques années une marque de vêtements de sport, qui équipe les comités olympiques de plusieurs pays africains. Aux Jeux de Rio, j’espère que nous battrons notre record de délégations habillées. Nous en avions 13 à Londres en 2012, puis 18 aux Jeux de la Jeunesse à Nankin en 2014. J’aimerais que nous réussissions à équiper cinq autres pays en dehors du continent africain. Pour le dossier Paris 2024, les Jeux de Rio constitueront une étape très importante, où il faudra positionner la candidature dans le contexte olympique international.

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