- 03/02/2020

L’UCI s’engage en faveur du développement du cyclo-cross et du renforcement de la lutte contre le dopage

Réuni ces deux derniers jours à Zurich, en Suisse, avant les Championnats du Monde Cyclo-cross UCI 2020 organisés ce week-end, le Comité Directeur de l’Union Cycliste Internationale (UCI) a pris plusieurs décisions importantes, notamment en faveur du développement du cyclo-cross et du renforcement de la lutte contre le dopage.

Le Comité Directeur de l’UCI a approuvé un certain nombre d’adaptations du Règlement Cyclo-cross UCI relatives à la réforme de la Coupe du Monde Cyclo-cross UCI, qui donnera à cette dernière une vraie dimension internationale et entrera en vigueur au début de la saison 2020-2021. Le règlement mis à jour sera publié la semaine prochaine.

La nouvelle formule de la Coupe du Monde Cyclo-cross UCI, organisée par l’entreprise Flanders Classics entrera en vigueur dès 2020.

L’augmentation du nombre des manches de la série (14 à 16 à l’avenir contre neuf actuellement) permettra d’améliorer sa répartition géographique. La moitié des épreuves au maximum se déroulera en Belgique, ce qui permettra d’intégrer dans la Coupe du Monde UCI des classiques prestigieuses et populaires. Les autres manches seront organisées dans d’autres pays, également présents sur la scène internationale ou engagés à développer la discipline sur leur territoire.

Les meilleurs athlètes du monde s’affronteront ainsi dans le cadre d’une série regroupant les épreuves majeures de l’année ; la Coupe du Monde Cyclo-cross UCI jouera donc mieux son rôle de vitrine de la discipline au niveau mondial et de plateforme privilégiée pour les nations visant à rejoindre le plus haut niveau.

La première édition de la Coupe du Monde Cyclo-cross UCI sous son nouveau format comptera 14 manches et s’articulera comme suit :

Date Lieu Catégories
04.10.2020 Waterloo (USA) ME WE  –  –  –
18.10.2020 Dublin (IRL) ME WE MU MJ WJ
25.10.2020 Zonhoven (BEL) ME WE  –  –  –
01.11.2020 Overijse (BEL) ME WE  –  –  –
15.11.2020 Tabor (CZE) ME WE MU MJ WJ
22.11.2020 Coxyde (BEL) ME WE  –  –  –
29.11.2020 Besançon (FRA) ME WE MU MJ WJ
06.12.2020 Wachtebeke (BEL) ME WE  –  –  –
13.12.2020 Anvers (BEL) ME WE  –  –  –
20.12.2020 Namur (BEL) ME WE MU MJ WJ
27.12.2020 Diegem (BEL) ME WE MU MJ WJ
03.01.2021 Hulst (NED) ME WE  –  –  –
17.01.2021 Villars (SUI) ME WE MU MJ WJ
24.01.2021 Hoogerheide (NED) ME WE MU MJ WJ

ME : Hommes Elite, WE : Femmes Elite, MU : Hommes Moins de 23 ans, MJ : Hommes Juniors, WJ : Femmes Juniors

Les revenus dégagés par la nouvelle Coupe du Monde Cyclo-cross UCI permettront à l’UCI d’investir davantage de ressources financières en faveur des Fédérations Nationales qui aligneront des équipes de coureurs jeunes dans les manches de la série. En effet, alors que jusque-là les Fédérations Nationales étaient indemnisées par les organisateurs pour la participation de leurs coureurs des catégories Hommes Juniors et Hommes Moins de 23 ans, l’indemnisation s’étendra dès la saison prochaine à l’ensemble des catégories jeunes (Hommes et Femmes, Juniors et Moins de 23 ans), connaîtra une augmentation conséquente et sera prise en charge par l’UCI. Celle-ci veut ainsi encourager le développement des jeunes coureurs et reconnaît les vertus formatrices du cyclo-cross et l’implication des Fédérations Nationales.

Le Comité Directeur de l’UCI a par ailleurs entériné la création d’un niveau supérieur d’équipes de cyclo-cross, les Equipes Professionnelles Cyclo-cross UCI. L’objectif du changement consiste à la fois à faciliter la participation des spécialistes du cyclo-cross et de leurs équipes à des épreuves sur route, et à donner davantage de visibilité aux sponsors investissant dans ces équipes. La participation d’Equipes Professionnelles Cyclo-cross UCI à des courses sur route sera possible dès janvier 2021.

Dans le domaine de l’antidopage, le Comité Directeur de l’UCI a pris à l’unanimité la décision de principe de transférer les activités opérationnelles de son programme antidopage à partir du 1er janvier 2021 à l’Agence de Contrôle Internationale (ITA).

L’ITA est une organisation internationale constituée en tant que fondation à but non lucratif basée à Lausanne (Suisse). Etablie sous l’impulsion du Mouvement olympique avec le soutien de l’Agence Mondiale Antidopage (AMA), sa mission est d’offrir des services antidopage indépendants des pouvoirs sportifs ou politiques. Elle gère actuellement les programmes de plus de 40 organisations, dont des Fédérations Internationales de sports olympiques et des organisateurs d’événements de premier plan.

Cette décision a été prise à la suite d’un examen des opportunités offertes par une collaboration avec l’ITA, après avoir entendu à plusieurs reprises les représentants de la Fondation Antidopage du Cyclisme (CADF), l’entité indépendante mandatée par l’UCI depuis 2008, et les représentants de l’ITA. Plusieurs réunions d’information ont également eu lieu avec les représentants des familles du cyclisme professionnel (équipes, coureurs et organisateurs), au cours desquelles ces derniers ont pu poser toutes les questions utiles tant à la CADF qu’à l’ITA. De plus, l’UCI a pu entendre les conditions posées par chaque famille dans la perspective d’un changement.

La décision de transférer les activités opérationnelles du programme antidopage de l’UCI à l’ITA offrira au cyclisme de nombreux avantages. Celui-ci bénéficiera en particulier d’importantes synergies dans des secteurs comme la recherche, l’innovation, le renseignement et les enquêtes, tout en profitant de perspectives intéressantes en termes de mutualisation des coûts et des ressources. La décision a été prise dans un contexte (affaire Aderlass par exemple) où il est devenu évident que le dopage s’inscrit dans un environnement qui ne connaît aucune frontière, ni entre les sports, ni entre les Etats, et où, parallèlement aux contrôles, le renseignement (intelligence) est devenu un élément central de tout programme antidopage efficace. En rejoignant l’ITA, l’UCI, pionnière dans le domaine, démontre une nouvelle fois qu’elle sait prendre les décisions qui s’imposent pour être constamment à l’avant-garde de la lutte contre le dopage.

Dans l’intervalle, la CADF gardera la responsabilité du programme antidopage de l’UCI en 2020. Conformément à la volonté de la Fédération, l’intégralité de sa grande expertise sera conservée au sein de l’ITA.

La décision de l’UCI est assortie d’un certain nombre de conditions, parmi lesquelles l’obligation pour l’ITA de créer une cellule dédiée au cyclisme en son sein, d’offrir la possibilité à l’ensemble des collaborateurs de la CADF de la rejoindre, d’affecter les contributions financières des parties prenantes du cyclisme au programme antidopage dans le cyclisme exclusivement et d’en rendre compte de manière régulière à l’actuel Comité de Financement – composé de représentants de l’UCI, de l’AIGCP, du CPA et de l’AIOCC –, dont le rôle sera maintenu.

Toutes les conditions du transfert à l’ITA seront formalisées dans un contrat entre l’ITA et l’UCI qui devra être ratifié lors de la prochaine réunion du Comité Directeur qui se tiendra à Lausanne du 10 au 12 juin 2020. Les familles du cyclisme seront intégrées dans le processus de formalisation des conditions du transfert. Dans l’intervalle, l’UCI confirme que la mise en œuvre de son programme antidopage continuera d’être assurée par la CADF en 2020 et respectera les mêmes standards de qualité élevés que ces dernières années. L’UCI tient à remercier la CADF pour son excellent travail depuis 2008 et son investissement dans la lutte contre le dopage qui sera maintenu et promu au sein de l’ITA.

Le Comité Directeur de l’UCI a par ailleurs approuvé de nouvelles mesures en faveur de la sécurité lors des épreuves sur route, élaborées à la suite de réunions avec les représentants des équipes (AIGCP), des coureurs (CPA) et des organisateurs (AIOCC). A cette fin, le cahier des charges imposé aux organisateurs a été complété et les Règlements de l’UCI enrichis de nouveaux articles en lien avec la sécurité des coureurs. Les nouvelles mesures incluent :

  • de nouvelles dispositions visant à s’assurer que la question de la sécurité des parcours figure parmi les priorités des organisateurs, afin que les sections potentiellement dangereuses soient évitées,
  • de nouvelles obligations en lien avec l’utilisation de sections non asphaltées, par exemple la transmission de descriptions détaillées des secteurs concernés aux équipes, l’assurance que ces derniers sont praticables par tous les temps et des mesures visant à garantir leur bon état,
  • le renforcement et la standardisation du rôle du Régulateur, essentiel dans le bon déroulement de l’épreuve dans l’organisation,
  • un meilleur encadrement du travail des motos de direct TV, qui ne doivent jamais gêner l’évolution de la course,
  • le renforcement du rôle du Responsable de la sécurité dans l’organisation et la systématisation de la liste de ses responsabilités,
  • un « Protocole de discussion pour les conditions météorologiques extrêmes et la sécurité des coureurs sur les épreuves » venu étoffer le « Protocole en cas de conditions météorologiques extrêmes » existant, et définissant un processus formel pour les coureurs et les équipes désireux d’exprimer leurs préoccupations au sujet de la sécurité et de l’organisation d’une épreuve.

La nouvelle version du cahier des charges des organisateurs s’appliquera dans le cadre non seulement de l’UCI WorldTour, mais aussi de l’UCI Women’s WorldTour et de l’UCI ProSeries masculine. La mise en place progressive des nouvelles dispositions débute immédiatement.

S’agissant des événements, le Comité Directeur de l’UCI a procédé à l’attribution des Championnats du Monde UCI suivants :

  • Championnats du Monde Pump Track UCI 2020 : Leogang (Autriche)
  • Championnats du Monde Piste Paracyclisme UCI 2021 et 2024 : Rio de Janeiro (Brésil)
  • Championnats du Monde Cyclo-cross UCI 2024 : Tábor (République tchèque)
  • Championnats du Monde Cyclo-cross UCI 2025 : Fédération Française de Cyclisme.

Le Comité Directeur de l’UCI a également approuvé les calendriers suivants :

En conclusion des deux journées de réunion, le Président de l’UCI David Lappartient a déclaré : « La réforme de la Coupe du Monde Cyclo-cross UCI constitue une étape importante vers une plus grande internationalisation de la série phare de la discipline et je m’en réjouis. Avec l’augmentation significative du nombre de ses manches, notre Coupe du Monde sera présente dans davantage de pays et offrira aux fans un large éventail de courses parmi les plus populaires et attractives du monde.

« S’agissant du transfert des activités opérationnelles du programme antidopage de l’UCI de la CADF à l’ITA, je tiens à remercier toutes les parties prenantes aux discussions ayant abouti à la décision prise aujourd’hui. L’UCI est depuis longtemps l’une des Fédérations leaders dans le domaine de l’antidopage, et la collaboration avec l’ITA nous permettra d’être plus forts que jamais dans ce secteur, et de défendre ainsi avec encore plus de force les coureurs propres et la crédibilité de nos compétitions et de toutes les parties prenantes de notre sport.

« Je salue le renforcement du cahier des charges des organisateurs d’épreuves sur route. Ce document vise à accompagner ces derniers pour assurer toujours davantage la sécurité des coureurs, qui constitue l’une de nos grandes priorités. »

Le prochain Comité Directeur de l’UCI se déroulera du 10 au 12 juin prochain à Lausanne (Suisse).

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