- 24/11/2016

L’AMA publie le rapport sur les données de contrôles antidopage 2015

Le rapport présente les données des contrôles en compétition et hors compétition, pour la première année conformément au Code mondial antidopage 2015

Points clés du Rapport sur les données de contrôles antidopage 2015 :

• Augmentation de 7,1 % du nombre total d’échantillons analysés : 303 369 en 2015 contre 283 304 en 2014.
• Augmentation relative du nombre de résultats d’analyse anormaux par rapport à l’ensemble des échantillons analysés : de 1,11 % (soit 3 153 résultats d’analyse anormaux sur 283 304) en 2014 à 1,26 % en 2015 (soit 3 809 résultats d’analyse anormaux sur 303 369).
• Augmentation relative du nombre total d’échantillons sanguins analysés : 4,78 % en 2014 (soit 13 553 échantillons sur 283 304) contre 6,98 % en 2015 (soit 21 176 échantillons sur 303 369).
• Hausse importante des contrôles pour les principales substances interdites que sont les hormones de croissance (GH), les facteurs de libération de l’hormone de croissance (GHRF) et les agents stimulants de l’érythropoïèse (ESA), ce qui répond aux recommandations du Document technique pour les analyses spécifiques par sport (DTASS).

Montréal, Canada – 23 novembre 2016 – L’Agence mondiale antidopage (AMA) a publié son Rapport sur les données de contrôles antidopage 2015 (le Rapport 2015), qui résume les résultats de tous les échantillons analysés en 2015 dans les laboratoires accrédités par l’AMA, tels que déclarés dans le Système d’administration et de gestion antidopage (ADAMS) de l’AMA. Cela comprend les données d’analyse des échantillons d’urine, des échantillons sanguins et des échantillons sanguins dans le cadre du Passeport biologique de l’athlète (PBA) prélevés en compétition et hors compétition, ainsi que les résultats d’analyse anormaux et les résultats d’analyse atypiques subséquents ayant été rapportés. Le Rapport 2015 contient les premières données de contrôles internationaux obtenues depuis que le Code mondial antidopage 2015 (le Code) est entré en vigueur le 1er janvier 2015.

« Tout comme la formation, les enquêtes et le partage d’informations, les contrôles sont un outil essentiel dans la lutte des organisations antidopage (OAD) pour des compétitions équitables et un sport propre, a déclaré Sir Craig Reedie, président de l’AMA. Le Rapport 2015 présente les données de la première année qui s’est écoulée depuis que le Code, qui est mis en application par les OAD du monde entier, a été révisé. Il est intéressant de constater que le nombre d’échantillons analysés a augmenté, de même que celui des résultats d’analyse anormaux. »

Le Rapport 2015 signale une augmentation de 7,1 % du nombre d’échantillons analysés entre 2014 et 2015 (283 3004 échantillons en 2014 contre 303 369 en 2015). Il montre également une augmentation relative des résultats d’analyse anormaux, généralement appelés contrôles positifs, qui sont passés de 1,11 % [de l’ensemble des échantillons analysés] en 2014 à 1,26 % en 2015. En outre, le nombre d’échantillons sanguins prélevés représentait 4,78 % [de l’ensemble des échantillons analysés] en 2014 (soit 13 553 échantillons sur 283 304) contre 6,98 % en 2015 (soit 21 170 échantillons sur 303 369).

En 2015, les OAD ont dû, pour la première fois, adapter leurs programmes de contrôle en fonction des exigences du Document technique pour les analyses spécifiques par sport (DTASS). L’objectif est de s’assurer que toutes les OAD procèdent à un niveau minimum d’analyse, de façon uniforme et cohérente, pour trois groupes particuliers de substances interdites que l’on juge susceptibles de faire l’objet d’abus dans certains sports ou certaines disciplines. Il est intéressant de noter que le Rapport 2015 fait ressortir une importante augmentation des contrôles réalisés par les OAD pour les trois groupes : en ce qui concerne les hormones de croissance (GH), la hausse s’élève à 82 % par rapport à 2014, pour les agents stimulants de l’érythropoïèse (ESA), elle est de 14,5 % pour les contrôles d’urine et de 84 % pour les contrôles sanguins, et pour les facteurs de libération de l’hormone de croissance (GHRF), il y a eu une augmentation de de 91,7 %1  des contrôles des facteurs de libération de l’hormone de croissance. Par rapport à 2014, un accroissement des résultats d’analyse anormaux a été constaté dans deux des trois groupes : trois résultats anormaux supplémentaires ont été obtenus pour les GH et huit pour les GHRF.

« Le Rapport sur les données de contrôles antidopage 2015, a expliqué Olivier Niggli, directeur général de l’AMA, fournit des données extrêmement utiles qui aideront les OAD, y compris l’AMA, à mieux comprendre les processus de contrôle et les différences qui existent entre eux afin d’adapter leurs stratégies antidopage en conséquence. »

Le Rapport 2015 ne fournit pas de statistiques sur les violations des règles antidopage (VRAD), qui sont déclarées sur un Rapport VRAD distinct, dont la version 2015 sera publiée en 2017. Le Rapport VRAD fournit des renseignements analytiques et non analytiques sur les cas et l’issue de la gestion des résultats.

Le Rapport 2015 présente des données provenant de 403 autorités de contrôle (AC)différentes, soit légèrement plus que les 385 AC de 2014, ce qui s’explique par le plus grand nombre de partenaires ayant été identifiés comme des AC. Les données englobent toutes les analyses effectuées en 2015 dans les 35 laboratoires accrédités par l’AMA et dans les trois autres laboratoires (les « laboratoires approuvés ») qui ont été approuvés par l’AMA pour effectuer des analyses hématologiques exclusivement dans le cadre du module hématologique du PBA.

À la lecture du Rapport 2015, voici des éléments importants à prendre en note :

• Un résultat ne correspond pas nécessairement à un sportif. Les résultats peuvent correspondre à de multiples résultats provenant d’un même sportif ou à plusieurs mesures issues du même sportif, par exemple dans les cas d’études longitudinales de la testostérone.

• Le nombre de résultats d’analyse anormaux indiqués dans le Rapport ne correspond peut-être pas au nombre de VRAD rapportées par les OAD, parce que tous les résultats sont assujettis au processus de gestion des résultats mené par les OAD. Ce processus consiste notamment à mettre les résultats en correspondance avec les autorisations d’usage à des fins thérapeutiques (AUT) et les études longitudinales, ce qui peut se traduire par des non-lieux ou l’absence de sanctions.

Pour plus d’informations concernant le Rapport  sur les données de contrôles antidopage 2015, un document détaillé de Questions et Réponses  est disponible sur le site Web de l’AMA.

Notes:

1: L’analyse des GHRF (GHRH/GHS/GHRP) n’a pas été présentée dans le Rapport sur les données de contrôles antidopage 2014, car les laboratoires n’avaient pas la possibilité d’enregistrer les données dans ADAMS en 2014. De plus, les laboratoires accrédités par l’AMA n’avaient pas tous la capacité d’analyser les GHRF en 2014.

2: Autorité de contrôle (AC) : Selon la définition du Standard international pour les laboratoires de l’AMA, une AC est une « organisation qui a autorisé un prélèvement d’échantillon, que ce soit (1) une organisation antidopage (par ex. le Comité international olympique ou une autre organisation responsable de grandes manifestations, l’AMA, une fédération internationale ou une organisation nationale antidopage); ou (2) une autre organisation réalisant des contrôles en vertu de l’autorité, et conformément aux règles, de l’organisation antidopage (par ex. une fédération nationale qui est membre d’une fédération internationale). »

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