CIO - 12/09/2017

Bach répond aux critiques

Saisissant contraste. Alors que les équipes de Paris et Los Angeles préparent avec impatience et décontraction leur grand oral devant les membres du CIO, mercredi matin à Lima, Thomas Bach a fait face lundi soir, lors d’une conférence de presse au centre de convention de la capitale péruvienne, à un flot de questions sur la corruption au sein de l’organisation olympique et son image toujours aussi trouble. Le dirigeant allemand y a répondu sans les éviter. Il a expliqué que les avocats du CIO avaient pris contact, « le matin même », avec les autorités judiciaires du Brésil dans le cadre de l’enquête sur un possible achat de voix dans le processus d’attribution des Jeux de Rio 2016. Mais pas question, pour autant, de prendre la moindre sanction contre Carlos Nuzman, le président du comité olympique brésilien, soupçonné d’avoir joué un rôle majeur dans l’affaire. « A notre connaissance, il n’est pas encore poursuivi dans son pays, a justifié Thomas Bach. Nous avons besoin d’éclaircissements sur ce dossier avant de prendre des décisions. Si les faits étaient avérés, la commission d’éthique du CIO aurait la responsabilité de nous faire des recommandations dans ce sens. » Le dirigeant allemand a réfuté le scénario d’une « responsabilité collective » du CIO sur les cas de corruption, expliquant que l’organisation olympique prendrait des sanctions en cas de preuves de malversations, comme il l’avait fait avec Lamine Diack, l’ancien président de l’IAAF.

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