Événements - 18/06/2018

Tony Parker, premier ambassadeur olympique

Tony Parker est un homme pressé. Arrivé à Paris en début d’après-midi, lundi 18 juin, par un TGV en provenance de Lyon, le meneur de jeu des San Antonio Spurs en est reparti tout juste deux heures plus tard. Un aller-retour express dans la capitale consacré pour l’essentiel à une démonstration de basket sur un terrain installé sous la Tour Eiffel. Mais l’exercice a eu pour Paris 2024 l’effet recherché: rappeler que l’olympisme reste une affaire d’athlètes. Tomber la veste et causer sport, après avoir tant versé dans le jeu politique au cours des derniers mois.

Au premier jour de la première visite à Paris de la commission de coordination du CIO, Tony Parker a volé la vedette aux officiels envoyés par Lausanne et à l’équipe de direction du COJO, pourtant presque au grand complet. Il a été présenté comme le premier ambassadeur de Paris 2024.

Sollicité par Tony Estanguet pour endosser une telle fonction, le quadruple champion NBA n’a pas hésité longtemps à accepter. Il n’a pas non plus trop tergiversé au moment de faire son choix entre les postes disponibles. Il a opté pour l’éducation. De son propre aveu, un choix naturel. « Il était logique que je m’implique sur le volet éducation, avec ce que je fais à Lyon, dans mes clubs de basket et dans mon académie qui va ouvrir l’année prochaine », a-t-il expliqué.

 

 

Lundi 18 juin, Tony Parker a joint le geste à la parole. Il a enfilé les paniers comme à l’entraînement. Pour la suite de l’histoire, sa présence dans le décor olympique reste à affiner. Lui-même en convient: « On va faire plein d’événements, mais on est toujours dans le processus de discuter avec Tony (Estanguet) pour voir ce qu’on peut mettre en place. J’ai encore envie de jouer pendant 2 ans, on va donc discuter de ce que je peux faire depuis les Etats-Unis. Ensuite, il ne va pas arrêter de m’appeler en me disant: « Tu n’as plus l’excuse du basket, tu viens nous accompagner. »

En attendant, les deux Tony affichent sans retenue une complicité qualifiée par le basketteur de « vieille amitié ». Déjà présent dans l’aventure de Paris 2012, Tony Parker avait répété l’exercice lors de la phase de candidature. Tony Estanguet n’a pas oublié: « C’est formidable de recevoir le soutien de Tony Parker. Il a tout de suite souhaité s’engager dans ce projet, auprès de la jeunesse. Il sait parler aux jeunes. Depuis le début, Paris 2024 s’est donné une identité tournée vers les athlètes. Il est très important pour moi d’avoir à nos côtés des athlètes de renom. Aujourd’hui, nous avons encore franchi une étape. »

Sur le bord du terrain, Pierre-Olivier Beckers a apprécié. Le dirigeant belge, président de la commission de coordination du CIO, rappelle avec un sourire en coin les origines de Tony Parker, né à Bruges en mai 1982. « Tony est supporteur des Jeux depuis toujours. Le voir revenir en tant qu’ambassadeur, c’est génial. Je me sens encore plus proche de lui car il est né dans mon pays. Les Jeux ont besoin d’émotion. Il va en apporter ». A lui de jouer.

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