Institutions - 17/01/2018

Un fauteuil pour trois dans le saint des saints du CIO

Trois pour une place. Ils sont trois membres du CIO à jouer des coudes pour s’inviter, dès le mois prochain, à la table très enviée de la commission exécutive de l’organisation olympique. Deux hommes et une femme en concurrence pour le siège de représentant de l’Association des fédérations internationales des sports olympiques d’été (ASOIF).

L’Espagnole Marisol Casado, présidente de la Fédération internationale de triathlon (ITU), le Serbe Nenad Lalovic, son homologue de la lutte (United World Wrestling), et le Français Jean-Christophe Rolland, à la tête de l’aviron mondial (FISA), ont déposé leur candidature pour succéder au Taïwanais CK Wu. L’ex patron de la boxe mondiale avait rendu sa casquette en novembre dernier, après avoir été forcé à la démission de la présidence de l’AIBA.

La procédure de désignation se veut relativement simplifiée. Les membres de l’ASOIF ont jusqu’au vendredi 19 janvier 2018 pour exprimer leur vote. Pour remporter la mise, le vainqueur devra obtenir la majorité absolue des suffrages. Pas gagné d’avance. Il sera alors présenté par l’ASOIF à l’ensemble des membres du CIO lors de la prochaine session de l’organisation, au début du mois de février à PyeongChang, avant l’ouverture des Jeux d’hiver. L’assemblée générale du CIO sera ensuite invitée à se prononcer par vote pour entériner son entrée à la commission exécutive. Une dernière étape qui s’annonce comme une formalité.

Le nouvel élu rejoindra le saint des saints du mouvement olympique, une commission déjà fortement renouvelée lors de la dernière session, en septembre 2017 à Lima, avec les entrées de Robin Mitchell (Fidji), Nicole Hoevertsz (Aruba), et Denis Oswald (Suisse).

Qui l’emportera? Difficile. Marisol Casado peut profiter de l’avantage de l’ancienneté. Présidente de l’ITU depuis 2008, elle siège au CIO depuis l’année 2010. Elle est aujourd’hui la seule femme à présider une fédération internationale d’un sport olympique.

Nenad Lalovic a rejoint l’organisation olympique lors de la session de Kuala Lumpur en juillet 2015. Il bénéficie d’un réel crédit au sein du mouvement sportif, pour avoir redonné un second souffle à la lutte, temporairement exclue du programme olympique en 2013.

Quant à Jean-Christophe Rolland, il a fait partie de la dernière promotion des membres du CIO, élu en septembre dernier à Lima (photo ci-dessus). Un nouveau-venu, donc. Mais le Français compte parmi les hommes qui montent dans l’univers olympique. Son élection permettrait à la France, pays-hôte des Jeux d’été en 2024, d’être représentée à la commission exécutive du CIO.

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