Institutions - 23/11/2017

A la FIA, Jean Todt garde les clefs et le volant

Effet durable ou hasard du calendrier? Ces trois derniers mois, la France a retrouvé une place enviable dans le mouvement sportif international. Elle s’est délestée de ses vieux complexes. Elle a mis fin à la série noire.

Les Jeux de Paris 2024 et la Coupe du Monde de rugby 2023. L’entrée d’un nouveau membre, Jean-Christophe Rolland, le président de la Fédération internationale d’aviron, au sein du CIO. Et, très bientôt, la réélection de Jean Todt à la présidence de la Fédération internationale de l’automobile.

Elu une première fois en 2009, pour succéder au Britannique Max Mosley, puis réélu en 2013, l’ancien patron de l’écurie Ferrari rempilera pour un troisième mandat de 4 ans. La FIA a annoncé mercredi 22 novembre, sur son site Internet officiel, que le Français était seul en lice. Les potentiels candidats avaient jusqu’au 17 novembre pour se déclarer. A la date butoir, pas un seul nom sur les listes, sinon celui de Jean Todt, 71 ans, qui avait pris le soin de devancer une éventuelle concurrence en déclarant dès le mois de mai dernier sa décision de se représenter.

En octobre 2013, pour sa première élection, Jean Todt avait dû écarter le Finlandais Ari Vatanen, ancien pilote de rallye et député européen (135 voix contre 49). En décembre 2013, le Français était seul en course. Vendredi 8 décembre 2017, sa réélection pourrait se faire par acclamation. Elle se déroulera pendant l’assemblée générale de la FIA, à Paris.

A la différence de son prédécesseur, le sulfureux Max Mosley, Jean Todt a réussi à se tenir à l’écart des polémiques. Très discret sur les circuits de F1, où il a pourtant construit une partie de sa réputation, le Français s’est lancé dès son premier mandat dans le combat pour la sécurité routière. En juillet 2015, il a été désigné par Ban Ki-moon envoyé spécial des Nations unies sur ce dossier.

Son troisième mandat n’a pas encore débuté, mais il s’annonce déjà compliqué. En tête de la pile, le dossier de la Formule 1. Désormais entre les mains de la société américaine Liberty Media, propriétaire de ses droits commerciaux depuis le mois de janvier 2017, elle entre dans une période présumée agitée, dominée par l’arrivée d’un nouveau moteur et la renégociation des contrats avec les écuries. Ils arriveront à échéance au cours de l’année 2020.

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