Institutions - 21/11/2017

A l’AIBA, CK Wu quitte le ring après 11 ans de pouvoir

Une page se tourne à l’AIBA. CK Wu, son président depuis 11 ans, a rendu lundi 20 novembre les clefs de son bureau. Le dirigeant taïwanais, âgé de 71 ans, a annoncé sa démission via un communiqué. Il avait été suspendu le mois dernier, à titre provisoire, par la commission de discipline de l’organisation internationale de la boxe.

La fin d’une crise profonde et durable ? Sans doute. Depuis le mois de juillet dernier, rien ne tournait vraiment très rond à l’AIBA. Les opposants à CK Wu, majoritaires au sein du comité exécutif, avaient tenté de prendre le pouvoir par la force, en faisant poser des scellés sur l’entrée du siège de l’organisation à Lausanne. Déboutés par une décision de la justice suisse, ils avaient semblé renoncer. Avant de reprendre l’offensive, reprochant à CK Wu des irrégularités comptables et une mauvaise gestion.

En septembre, la commission de discipline de l’AIBA avait déclaré CK Wu suspendu de ses fonctions de président. L’Italien Franco Falcinelli avait pris sa place. Un mois plus tard, le directeur général de l’AIBA, le Français William Louis-Marie, avait annoncé sa démission.

Ce long feuilleton a connu lundi 20 novembre un épisode décisif. CK Wu a déclaré dans un communiqué publié sur le site de l’AIBA : « Je démissionne dans l’intérêt de l’AIBA et de la boxe, mais je reste déterminé à assurer une transition douce avec la nouvelle direction ». Les deux parties ont précisé que cette démission s’accompagnait de l’abandon de toutes les procédures engagées de part et d’autre, notamment devant la justice helvétique. Une façon de « régler à l’amiable » un conflit bloqué dans une impasse.

L’Italien Franco Falcinelli poursuivra son intérim à la présidence de l’AIBA, dans l’attente de l’élection d’un nouveau président. Elle devrait en toute logique se dérouler à l’occasion du prochain congrès extraordinaire, prévu le 27 janvier 2018 à Dubaï.

Par un classique effet domino, la démission de CK Wu a eu une répercussion immédiate au CIO. Le dirigeant taïwanais a en effet abandonné sa place au sein de la commission exécutive, où il représentait les fédérations internationales des sports olympiques d’été. Il ne participera donc pas à la prochaine réunion de l’organe suprême du CIO, du 5 au 7 décembre 2017 à Lausanne, où sera tranchée la délicate question de la participation de la Russie aux Jeux d’hiver de PyeongChang 2018.

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