Candidatures - 06/11/2017

World Rugby remet Bernard Laporte à sa place

Cette fois, la messe est dite. La France peut balancer aux orties son dossier de candidature à la Coupe du Monde de rugby en 2023. Sauf improbable retournement de situation, l’événement lui échappera.

Les critiques très virulentes exprimées par Bernard Laporte, le président de la Fédération française de rugby (FFR), après la publication du rapport d’évaluation de World Rugby, n’ont pas été très appréciées au sein du Conseil de l’organisation internationale. On pouvait s’y attendre. L’ex sélectionneur du XV de Franc avait parlé de « négligence, incohérence et incompétence », à propos d’un document plaçant l’Afrique du Sud en tête devant la France et l’Irlande.

World Rugby n’a pas tardé à réagir. Dans un communiqué publié samedi 4 novembre, l’organisation suprême du rugby se déclare « préoccupée par les commentaires émis par les candidats à propos du processus de sélection de la fédération hôte et de la recommandation pour la Coupe du monde de rugby 2023, en particulier ceux attribués à la Fédération Française de Rugby. »

Le communiqué poursuit: « Même si des réactions de déception et de forte émotion peuvent se comprendre, après l’annonce d’une recommandation, ces commentaires sont à la fois dénués de fondement et erronés. World Rugby a mis en place un processus de sélection de la fédération hôte transparent, objectif, professionnel et robuste. L’évaluation technique exhaustive a été effectuée par une équipe de World Rugby et des tiers experts, indépendamment examinée par le groupe The Sports Consultancy, sur la base de critères de notation. Le processus a bénéficié du soutien des fédérations candidates, du Board de la société Rugby World Cup et du Conseil, tout au long de son déroulement. »

Après lecture du rapport, Bernard Laporte avait annoncé avoir écrit à Bill Beaumont, le président de World Rugby, pour lui demander des explications. Le patron de la FFR conteste non seulement les recommandations du groupe d’étude, favorables au dossier sud-africain, mais également son intégrité. Il estime en effet que le rapport a été fait à « 80% par des salariés de World Rugby ».

A moins de 10 jours du vote, prévu le 15 novembre, on imagine mal World Rugby ne pas écouter la recommandation et choisir la France ou l’Irlande.

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