Institutions - 22/09/2014

L’escalade, le sport qui monte

L’escalade ne renonce pas à ses ambitions olympiques. La discipline a été recalée pour une entrée dans le programme des Jeux de 2020, où le CIO lui a préféré un retour de la lutte, mais elle voit déjà plus loin. Marco Maria Scolaris, le président de la Fédération internationale d’escalade (IFSC), a expliqué à FrancsJeux les arguments et la stratégie de son sport pour rejoindre un jour l’univers olympique. 

FrancsJeux: L’escalade était présente comme sport de démonstration aux Jeux de la Jeunesse de Nankin, en août dernier. Quel bilan tirez-vous de cette expérience olympique?

Marco Maria Scolaris: Les Jeux olympiques de la Jeunesse ont été une expérience fantastique pour nos athlètes et une vitrine exceptionnelle pour l’escalade. Les membres du CIO ont été nombreux à nous rendre visite sur le Sports Lab, et nous avons reçu beaucoup de commentaires positifs. Certains ne connaissaient pas notre sport et ont été impressionnés par ce qu’ils ont vu. La forte visibilité de l’escalade due à sa dimension verticale – un mur de 15 mètres de haut (7 m de dévers) et de 32 mètres de large, dessiné par nous mêmes – « dominait » le Sports Lab, et a été un atout majeur pour notre sport.

L’escalade n’a pas été choisie par le CIO, en septembre dernier, pour figurer au programme des Jeux de Tokyo. Que retenez-vous de cet échec?

Nous n’avons pas vécu cela comme un échec. L’escalade est un sport jeune, avec une croissance extrêmement forte au cœur des villes du monde entier, sans oublier son ancrage dans l’environnement naturel. La structuration de nos compétitions repose désormais sur des bases et un savoir-faire solides. Et nous gagnons chaque année en visibilité et en attractivité auprès du grand public et des médias. Nous devons poursuivre nos efforts, avec patience et détermination… comme dans l’escalade.

Comment organisez-vous votre campagne de candidature pour rejoindre le mouvement olympique?

Pour le moment, nous poursuivons nos efforts de structuration et attendons d’en savoir plus sur les orientations qui seront prises au mois de décembre.

A ce propos, qu’attendez-vous de l’Agenda 2020 et de l’Assemblée générale extraordinaire du CIO, prévue en décembre à Monaco?

Bien entendu, nous espérons que le CIO confortera sa volonté d’ouverture vers de nouveaux sports qui attirent la jeunesse et apportent un vrai renouveau au programme olympique. Plus de flexibilité sera bénéfique à l’ensemble des sports olympiques ou en passe de le devenir. En espérant que le CIO sera sensible au magnifique spectacle que nous avons offert durant cette quinzaine à Nankin.

Quels arguments mettez-vous en avant pour convaincre le CIO d’intégrer l’escalade dans le programme des Jeux?

Sport attirant une cible jeune, ouvert à tous, pouvant se pratiquer quasiment n’importe où, alliant le corps et l’esprit, l’escalade a beaucoup d’atouts à offrir. Sans compter le fait qu’elle est le seul sport à intégrer une dimension verticale, mais également instinctive. Au Sports Lab de Nankin, nous avions 2 heures quotidiennes d’initiation à la jeunesse. Tous les jours, une longue file d’enfants, filles et garçons, attendait son tour. Des milliers de jeunes Chinois ont pratiqué l’escalade, sous l’œil de nos coaches et de nos athlètes.

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