Institutions - 05/02/2014

A Sotchi, le CIO peaufine son avenir

Après l’heure des élections semble venu celui des réformes pour le CIO. Réunie en session (la 126ème de l’histoire) à Sotchi, l’institution olympique profite de l’avant-veille de la cérémonie d’ouverture des Jeux d’hiver pour secouer la boîte à idées et débattre de son avenir. L’exercice pourrait s’avérer insipide. Il se révèle au contraire passionnant.

Premier thème de discussion: le processus de candidature. Les membres du CIO semblent tous d’accord, à commencer par Thomas Bach, leur président, postuler aux Jeux coûte aujourd’hui trop cher. Une inflation qui a fait plusieurs victimes dans la course aux Jeux de 2022, Saint-Moritz (Suisse), Munich (Allemagne) et Stockholm (Suède) renonçant avant même le coup de pistolet du starter, les uns et les autres pour des raisons plus ou moins directement liées aux risques financiers d’un tel projet. John Coates, le vice-président du CIO, ne s’en cache pas: « Nous sommes tous très concernés par cette question. Peut-être demandons nous trop et trop tôt aux villes candidates. Nous devrions sans doute les accompagner d’avantage dans leur effort pour obtenir les Jeux. »

La question n’est pas tranchée. Aucune décision n’a encore été prise, la session du CIO n’étant pas terminée. Mais il semble probable que la réduction des coûts et la simplification du processus de candidature seront adoptées par réunion exceptionnelle du comité exécutif, en octobre prochain à Lausanne.

Autre sujet de débat: la visite des villes candidates. Là aussi, une unanimité est en train de se faire sur l’opportunité de permettre à nouveau aux membres du CIO de se faire une idées des forces et faiblesses de chacun en se rendant sur place. Ces visites avaient été supprimées à la suite du scandale de corruption des Jeux d’hiver de Salt Lake City en 2002. Elles pourraient être remises au goût du jour. Plusieurs membres de l’institution poussent à fond dans ce sens, dont l’Israélien Alexander Gilady, le Canadien Dick Pound, le Malaisien Prince Tunku Imran et le Fidjien Robin Mitchell. « Il n’est plus possible de prendre une décision aussi importante à la vue d’une vidéo de présentation », suggère le premier. Une décision définitive pourrait être prise dès l’automne prochain.

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