Institutions - 16/01/2014

Il est l’avenir de l’aviron mondial

Jean-Christophe Rolland, 45 ans, champion olympique du deux sans barreur en 2000 aux Jeux de Sydney, a été élu en septembre dernier président de la Fédération internationale d’aviron (FISA). Il succédera pleinement au Suisse Denis Oswald, membre du CIO, au terme d’une période transitoire de dix mois, pendant laquelle les deux hommes partagent le pouvoir. Le Français a répondu aux questions de FrancsJeux.

FrancsJeux: A quel moment allez-vous effectivement occuper seul la présidence de la FISA?

Jean-Christophe Rolland: Une cérémonie de passation des pouvoirs est prévue en juillet prochain, à Lucerne, à l’occasion de l’étape de la Coupe du Monde (11 au 13 juillet). Denis Oswald me remettra alors officiellement les clefs de la maison. Nous avons choisi Lucerne pour son histoire et sa culture de l’aviron. C’est l’une des places fortes de la discipline. Le monde de l’aviron sera présent.

Vous serez alors seul aux commandes de l’aviron mondial?

Oui. Mais le changement ne sera pas radical par rapport à la situation actuelle. Avec Denis (Oswald), nous nous partageons déjà le travail. Je mets mon nez dans tous les dossiers. Surtout, je profite de cette période de transition pour étoffer mon réseau et me faire connaître. Je profite de la situation géographique de la FISA, à Lausanne, où je passe désormais tout mon temps, pour me rapprocher du CIO et des autres fédérations internationales basées dans cette ville.

Quelle sera votre priorité de nouveau président de la FISA?

Je ne prépare aucune révolution. Je veux incarner une certaine continuité dans le travail effectué par Denis Oswald. Mais je veux aussi faire évoluer la FISA et l’aviron, car je suis malgré tout différent. Ma priorité consistera à mener une politique à long terme qui permette à l’aviron de conserver la place qui est aujourd’hui la sienne dans le mouvement olympique.

Samsung, actuel partenaire de la FISA et de la Coupe du Monde, arrive en fin de contrat. Cela vous préoccupe?

Non. Ce partenaire arrive effectivement en fin de contrat, mais ce genre de choses fait partie de la vie d’une fédération internationale. Nous discutons. Avec eux et avec d’autres.

Vous serez bientôt l’un des trois Français présidents d’une Fédération internationale dans un sport olympique, avec Bernard Lapasset au rugby et Yvan Mainini au basket. A ce titre, quel rôle pourriez-vous jouer dans l’éventualité d’une candidature de la France aux Jeux d’été?

Avant tout, je suis élu pour mon sport. Ma première mission est donc de le servir. Mais je reste aussi un observateur attentif de tout ce qui touche au mouvement olympique. A mon sens, être un acteur de ce mouvement sert aussi les intérêts de mon sport. La France est en train de renforcer son réseau à l’international. J’en fais partie. Je trouve sa démarche très positive. On met les choses dans le bon ordre. Par le passé, nous avons souvent foncé dans la bataille avant de réfléchir. Cette fois, on essaye de réfléchir avant de partir. Ca me plait.

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