Candidatures - 11/11/2013

Les Bavarois mettent Munich hors Jeux

Le public a tranché. Munich, capitale de la Bavière, ne sera pas candidate aux Jeux d’hiver de 2022. Un référendum était organisé, dimanche 10 novembre, parmi la population des sites concernés par le projet olympique: Munich, Garmisch-Partenkirchen, Berchtesgadener et Traunstein. Au total, environ 1,3 millions d’Allemands étaient appelés à se prononcer. Mais les résultats ont été défavorables.

Sans même attendre le résultat final des votes, le maire de Munich, Christian Ude, a expliqué dès dimanche soir que le référendum avait échoué. A Garmisch, une station alpine où devaient être organisées en cas de victoire les épreuves de ski, la population a voté contre, à 51,5%. Or, il avait prévu que les votes devaient tous être favorables pour autoriser le Comité olympique allemand à déposer officiellement la candidature de Munich avant la date limite, établie par le CIO au 14 novembre 2013.

Selon les analyses, les habitants de Garmisch se seraient opposés au projet pour des questions financières et écologiques. L’opposition serait plus forte encore dans les régions de Traunstein et Berchtesgadener.

Candidate malheureuse pour les Jeux de 2018, où elle avait été battue par la ville coréenne de Pyeongchang, Munich remballe donc son projet. Une décision que le directeur général du Comité olympique allemand, Michael Vesper, regrette: « Nous devons accepter le résultat. Mais, de mon point de vue, nous avions une réelle opportunité de l’emporter. »

Après Saint-Moritz, Munich est depuis hier la deuxième ville contrainte de renoncer à l’aventure olympique pour n’avoir pas su convaincre la population. Une situation qui interroge. En Suisse comme en Allemagne, l’idéal olympique reste fort, mais la perspective de postuler aux Jeux en effraye plus d’un. La raison? Les coûts, en premier lieu. En période de crise, dépenser une centaine de millions d’euros pour un résultat très aléatoire s’avère peu populaire. On peut le comprendre. Et ce n’est pas l’exemple des Jeux de Sotchi, les plus chers de l’histoire, qui pourra inverser la tendance.

Thomas Bach, le nouveau président du CIO, n’a pas fait mystère de son intention de réformer le processus de candidature des villes olympiques, pour le rendre moins complexe et plus abordable. La « défaite » de Munich 2022 lui donne déjà raison.

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