Institutions - 26/07/2013

Au Stade de France, le rugby en reprend pour 4 ans

La fin d’un (faux) suspense. La Fédération française de rugby (FFR) et le Stade de France ont bouclé, jeudi 25 juillet, de longs mois de négociations et de dialogues de sourds. Et ils l’ont fait avec quelques sourires de façade et une franche poignée de mains. Une nouvelle convention a été signée entre les deux parties. Résultat : le XV de France évoluera bien dans l’enceinte de Saint-Denis ces quatre prochaines années. Il y recevra notamment la Nouvelle-Zélande, le 9 novembre, puis l’Afrique du Sud, le 23 novembre, dans le cadre de la tournée d’automne 2013.

Une surprise ? Oui et non. Certes, la FFR et le consortium du Stade de France ont vu leurs relations se tendre comme un arc au cours des derniers mois. En cause, l’argent. D’un côté, une Fédération persuadée d’avoir été spoliée pendant des années par les conditions de location et d’utilisation du Stade de France, jugées par les dirigeants du rugby français largement à leur désavantage. De l’autre, un consortium convaincu d’avoir fait sa part du chemin en diminuant le loyer de moitié.

Entre les deux, le dialogue semblait rompu. Mais les deux parties ont finalement enterré la hache de guerre. Une issue logique. La seule, en somme, qui permette de sauver les intérêts des uns et des autres. Selon les termes du nouvel accord, la FFR devra débourser un peu plus d’un million d’euros par rencontre pour la location du Stade de France, contre 2,8 M€ lors du précédent contrat. Une belle économie. En échange, elle s’engage à organiser un minimum de 20 matchs à Saint-Denis jusqu’en 2017, soit tous ceux du XV de France plus quelques matchs bonus, dont une ou plusieurs finales de Coupe d’Europe.

L’accord va permettre à la FFR, qui se disait prête à s’exiler en province, de continuer à profiter d’un stade de 82.000 places, la jauge qu’elle entend donner à sa future grande enceinte, prévue pour 2017 à Evry. Un projet pharaonique dont le coût est estimé à 600 millions d’euros. Il va également donner de l’air au consortium du stade de France, association de Vinci et Bouygues, dont le principal client était, et reste, la FFR. Magnifique happy end.

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